| Literature DB >> 26563663 |
J-P Brandel1, A-G Corbillé2, P Derkinderen2, S Haïk3.
Abstract
The accumulation of a specific protein in aggregated form is a common phenomenon in human neurodegenerative diseases. In Parkinson's disease, this protein is α-synuclein which is a neuronal protein of 143 amino acids. With a monomeric conformation in solution, it also has a natural capacity to aggregate into amyloid structures (dimers, oligomers, fibrils and Lewy bodies or neurites). It therefore fulfils the characteristics of a prion protein (different conformations, seeding and spreading). In vitro and in vivo experimental evidence in transgenic and wild animals indicates a prion-like propagation of Parkinson's disease. The sequential and predictive distribution of α-synuclein demonstrated by Braak et al. and its correlation with non-motor signs are consistent with the prion-like progression. Although the triggering factor causing the misfolding and aggregation of the target protein is unknown, Parkinson's disease is a highly relevant model for the study of these mechanisms and also to test specific treatments targeting the assemblies of α-synuclein and propagation from pre-motor phase of the disease. Despite this prion-like progression, there is currently no argument indicating a risk of human transmission of Parkinson's disease.Entities:
Keywords: Maladie de Parkinson; Parkinson's disease; Prion-like; α-Synuclein
Mesh:
Substances:
Year: 2015 PMID: 26563663 PMCID: PMC7111738 DOI: 10.1016/j.neurol.2015.10.005
Source DB: PubMed Journal: Rev Neurol (Paris) ISSN: 0035-3787 Impact factor: 2.607
Fig. 1Modèles de la conversion de la PrPc en PrPsc [61], [62]. A. Modèle de polymérisation assistée par une amorce. B. Modèle de nucléation-polymérisation.
Fig. 2A. Structure primaire de l’α-synucléine humaine. L’α-synucléine humaine est une petite protéine de 140 acides aminés divisée d’un point de vue fonctionnel en 3 domaines. La partie amino-terminale (résidus 1 à 60) contient 6 domaines de répétition imparfaite (R1 à R6) contenant des résidus lysine, impliqués dans la liaison aux lipides et aux membranes cellulaires. Le domaine central (résidus 61 à 95) joue un rôle essentiel dans les capacités d’agrégation de la protéine alors que l’extrémité carboxy-terminale (résidus 96–140) serait responsable de l’activité et contient le principal sites de phosphorylation sur le résidu sérine 129. B. Agrégation de l’α-synucléine. Des études in vitro ont montré que l’α-synucléine est en équilibre dynamique. La forme monomérique a une capacité naturelle à s’agréger en structures amyloïdes grâce à son domaine central selon la progression suivante : dimères, oligomères, protofibrilles et fibrilles puis enfin corps de Lewy.
Corrélation anatomo-clinique de la progression temporo-spatiale de la pathologie de Lewy selon le modèle de Braak.
| Stade de Braak | Région anatomique | Corrélations cliniques putatives |
|---|---|---|
| 1 | Bulbe olfactif, noyaux olfactifs antérieurs | Hyposmie, anosmie |
| Noyau dorsal du vague, système nerveux entérique | Constipation, gastroparésie | |
| Neurones sympathiques pré- et post-ganglionnaires | Troubles génito-urinaires, hypotension orthostatique | |
| Corne dorsale de la mœlle épinière | Douleurs | |
| 2 | Complexe cœruleus/subcœruleus, noyaux réticulaires | Troubles du sommeil paradoxal, dépression |
| 3 | Substance noire | Akinésie, bradykinésie, rigidité |
| Amygdale (noyau central), noyau pédiculopontin, aire tegmentale ventrale noyaux cholinergiques du diencéphale | Dysautonomie, syndrome dysexécutif | |
| 4 | Mésocortex temporal | Syndrome dysexécutif, apathie, troubles mnésiques |
| Amygdale (noyau basolatéral) | Troubles émotionnels | |
| 5 | Isocortex associatif multimodal (préfrontal notamment) | Agnosie, apraxie |
| 6 | Isocortex associatif unimodal, isocortex primaire | Dysfonctions sensorimotrices |
Fig. 3Représentation schématique des possibles facteurs responsables de l’agrégation et de la propagation de l’α-synucléine selon un mécanisme prion-like. 1 – Entrée d’un facteur exogène (virus, neurotoxique, agrégats d’α-synucléine) par voie orale ou nasale, éventuellement favorisée par un phénomène inflammatoire. 2 – Dissémination des agrégats d’α-synucléine ingérés, inhalés ou formés, in situ, sous l’influence du virus ou du neurotoxique à partir du système nerveux périphérique. L’hypothèse alternative serait la propagation directe d’un virus dont la réplication périphérique ou centrale entraînerait l’agrégation de l’α-synucléine le long de son trajet. 3 – Accumulation de l’α-synucléine dans le tronc cérébral (voie digestive) ou dans le lobe temporal (voie olfactive). 4 – Propagation des agrégats d’α-synucléine à l’ensemble du cortex.