Mara Sobel1, Andrea N Simpson2, Sarah E Ferguson2. 1. Service d'obstétrique et gynécologie (Sobel), Système de santé Sinai; Service d'obstétrique et gynécologie (Sobel), Hôpital Women's College; Département d'obstétrique et gynécologie (Sobel, Simpson, Ferguson), Université de Toronto; Service d'obstétrique et gynécologie (Simpson), Hôpital St. Michael/Réseau hospitalier Unity Health de Toronto; Institut du savoir Li Ka Shing (Simpson), Réseau hospitalier Unity Health de Toronto; Division d'oncologie gynécologique (Ferguson), Réseau universitaire de santé/système de santé Sinai, Toronto, Ont. Mara.Sobel@sinaihealth.ca. 2. Service d'obstétrique et gynécologie (Sobel), Système de santé Sinai; Service d'obstétrique et gynécologie (Sobel), Hôpital Women's College; Département d'obstétrique et gynécologie (Sobel, Simpson, Ferguson), Université de Toronto; Service d'obstétrique et gynécologie (Simpson), Hôpital St. Michael/Réseau hospitalier Unity Health de Toronto; Institut du savoir Li Ka Shing (Simpson), Réseau hospitalier Unity Health de Toronto; Division d'oncologie gynécologique (Ferguson), Réseau universitaire de santé/système de santé Sinai, Toronto, Ont.
Le cancer de l’endomètre est le cancer gynécologique le plus fréquent au Canada
En 2017, l’incidence et le taux de mortalité du cancer de l’endomètre étaient de 35,7 et de 5,3 par 100 000, respectivement et les 2 sont en hausse1. Le cancer de type I est de bas grade et comporte un bon pronostic. Le type II est de haut grade et est souvent détecté à un stade avancé; il représente 70 % de tous les décès par cancer de l’endomètre2.Âge avancéObésité: Le risque est 10 fois plus élevé avec un indice de masse corporelle > 30Oligoménorrhée ou syndrome ovarien polykystiqueUtilisation d’œstrogènes non opposés ou de tamoxifèneSyndrome de Lynch: Risque de 40 % au cours de la vie
L’avancée en âge et l’obésité sont d’importants facteurs de risque (encadré 1)
Avec chaque augmentation de 10 unités de l’indice de masse corporelle, le risque relatif de cancer de l’endomètre est de 2,89 (intervalle de confiance à 95 %, 2,62–3,18)3. L’obésité et le syndrome des ovaires polykystiques sont des facteurs de risque modifiables. L’utilisation de contraceptifs hormonaux d’association ou de produits progestatifs seulement (y compris un stérilet à libération de lévonorgestrel) peut prévenir le cancer de l’endomètre4.
Le tableau clinique habituel est un saignement vaginal postménopausique ou un saignement préménopausique anormal
Les médecins devraient interroger leurs patientes au sujet de tout saignement postménopausique ou anormal lors de l’examen de routine. Les patientes préménopausées qui présentent de nouveaux saignements utérins anormaux (abondants ou irréguliers) après l’âge de 40 ans et celles qui ont moins de 40 ans et présentent des facteurs de risque devraient subir un dépistage du cancer de l’endomètre4.
Les patientes devraient être dirigées en gynécologie si la biopsie de l’endomètre est anormale, si elle est impossible à obtenir ou non accessible à l’étape des soins primaires, ou si un saignement utérin postménopausique ou anormal persiste après l’obtention d’une biopsie normale
La biopsie comporte un haut taux de sensibilité (90 %–100 %) et de spécificité (98 %–100 %) pour le dépistage du cancer de l’endomètre et si possible, elle devrait se faire en médecine de premier recours5. Même si l’échographie transvaginale devrait aussi être demandée pour dépister d’autres causes du saignement anormal, une biopsie est toujours requise, car certaines patientes atteintes d’un cancer de l’endomètre de type II ont une épaisseur endométriale inférieure à 5 mm6.
Avec un dépistage et un traitement hâtifs, le pronostic est bon
Le taux de survie à 5 ans pour tous les cancers de l’endomètre de stade 1 est supérieur à 80 %1. Le traitement repose principalement sur l’hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie bilatérale et souvent une évaluation des ganglions lymphatiques par approche minimalement effractive. Les progestatifs peuvent être envisagés pour préserver la fertilité ou chez les patientes qui ne sont pas candidates à la chirurgie2.Le JAMC vous invite à soumettre vos textes pour la rubrique « Cinq choses à savoir … » en ligne à http://mc.manuscriptcentral.com/cmaj.
Authors: Nehalennia van Hanegem; Marileen M C Prins; Marlies Y Bongers; Brent C Opmeer; Daljit Singh Sahota; Ben Willem J Mol; Anne Timmermans Journal: Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol Date: 2015-12-19 Impact factor: 2.435