| Literature DB >> 24950861 |
Abstract
The management of tissues and cellular samples by the pathologists in the infectious and tropical diseases pathology field in 2014 needs a strong knowledge of both morphological and molecular domains which includes the good control: (i) of the taxonomy of infectious and tropical diseases pathology leading to the pathogens identification and (ii) of the ancillary methods which can be used in fixed samples in order to detect or better identify these pathogens. There is a recent paradox in France concerning the frequency of infectious diseases to be diagnosed in pathology laboratories and the progressive loss of pathologist's expertise in this domain. Different reasons could explain this statement including the omnipresence of the tumour lesions to be managed in a pathology laboratory as well as the recent constraints associated with the different biomarkers that are mandatory to be detected by immunohistochemistry and/or by molecular biology. Even if the microbiologists play a pivotal role for identifying the different pathogens as well as for the assessment of their sensitivity to the anti-microbial drugs, a large number of infectious diseases can be diagnosed only on fixed tissue and/or cells by the pathologists. The purpose of this review is to describe the current and future issues of infectious and tropical diseases diagnoses in pathology laboratories, in particular in France.Entities:
Keywords: Ancillary methods; Educational program; Enjeux; Enseignement; Expertise; Infectious diseases pathology; Issues; Méthodes complémentaires; Pathologie infectieuse; Pathologie tropicale; Tropical diseases pathology
Mesh:
Year: 2014 PMID: 24950861 PMCID: PMC7131493 DOI: 10.1016/j.annpat.2014.04.006
Source DB: PubMed Journal: Ann Pathol ISSN: 0242-6498 Impact factor: 0.407
Opportunités actuelles et futures dans le domaine de la pathologie infectieuse et tropicale.
Current and futures opportunities in infectious and tropical diseases pathology.
| Augmentation des transplantations d’organe, de moelle osseuse, des chimiothérapies et des traitements immunosuppresseurs et des maladies opportunistes associées |
| Infections opportunistes associées à la pandémie du sida et émergence de nouvelles lésions tissulaires et cellulaires (en particulier celles liées aux nouvelles thérapies antirétrovirales) |
| Augmentation des lésions infectieuses associées au sida (tuberculose résistante aux antibiotiques) |
| Augmentation des maladies tropicales diagnostiquées en France liée à l’augmentation des voyages en pays endémique pour ces maladies tropicales et au flux migratoire des habitants des pays tropicaux |
| Maladies infectieuses émergentes (et ré-émergentes) d’origine virale et non virale |
| Corrélation entre la présence d’agent infectieux et l’évaluation des lésions cellulaires et tissulaires (critères de pathogénicité) |
| Possibilité d’évaluer des lésions infectieuses tissulaires induites expérimentalement chez l’animal |
| Développement et évaluation de nouveaux outils complémentaires (anticorps, sondes nucléiques) pour la détection et l’identification des agents pathogènes au sein des échantillons tissulaires et cellulaires fixés |
| Possibilité actuelle et future d’évaluer le pronostic et la prédiction de la réponse thérapeutique de certaines maladies infectieuses |
Raisons possibles de la perte d’expertise en pathologie infectieuse et tropicale en France.
Potential reasons for the decrease of expertise in infectious and tropical diseases pathology in France.
| Rôle diagnostique, pronostique et théranostique en oncologie des pathologistes |
| Obligation de participer aux réunions de concertation multidisciplinaire |
| Participation aux protocoles de relecture centralisée |
| Participation aux protocoles thérapeutiques de plus en plus nombreux |
| Évaluation et utilisation croissante de biomarqueurs diagnostiques, pronostiques et théranostiques |
| Gestion de la phase pré-analytique des échantillons dédiés à la pathologie moléculaire |
| Implication dans la gestion analytique des actes de pathologie moléculaire |
| Carrières hospitalières et hospitalo-universitaires orientées sur des investissements dans le domaine de l’oncologie |
| Identification rapide des infections à partir des échantillons sanguins (sérologie, hémoculture) ou liquidiens divers (urines, aspirations bronchiques, liquides pleuraux, liquide céphalo-rachidien, etc.) |
| Précision du diagnostic de l’infection dans les échantillons tissulaires et cellulaires non fixés |
| Évaluation de la sensibilité aux traitements anti-infectieux |
| Secteur de biologie moléculaire souvent intégré aux laboratoires de microbiologie |
| Diminution de l’activité de microscopie électronique |
| Diminution du nombre d’autopsies |
Principales contraintes liées à la pathologie infectieuse et tropicale dans un laboratoire de pathologie.
Constraints associated with the infectious and tropical disease pathology in a pathology laboratory.
| Difficulté de définir pour la pathologie infectieuse et tropicale une activité reconnue par l’administration et le corps médical |
| Difficulté de maintenir un répertoire important d’anticorps et de sondes nucléiques utilisables sur des coupes déparaffinées ou des cellules fixées |
| Coût pour le développement d’une activité de pathologie moléculaire dédiée à la pathologie infectieuse dans un laboratoire de pathologie |
| Perte possible d’attractivité des pathologistes vis-à-vis de la pathologie tropicale |
| Difficulté de répondre à des appels d’offres de recherche translationnelle ciblant la pathologie infectieuse |
| Absence de réseau français de banques tissulaires organisées pour les maladies infectieuses |
Principaux points pouvant permettre d’optimiser la pathologie infectieuse et tropicale dans les laboratoires d’ACP.
Issues to optimise the infectious and tropical disease pathology in a pathology laboratory.
| Développer les outils complémentaires accessibles à tous les laboratoires de pathologie pour détecter et identifier les agents pathogènes sur échantillons fixés |
| Intégrer des secteurs de pathologie infectieuse moléculaire dans les départements de pathologie |
| Augmenter et/ou créer des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) avec les services de maladies infectieuses cliniques et les laboratoires de microbiologie |
| Intensifier les enseignements dédiés à la pathologie infectieuse et tropicale (DES de pathologie, enseignements post-universitaires) |
| Créer des programmes d’évaluation des connaissances théoriques et pratiques en pathologie infectieuse et tropicale |
| Créer des programmes d’évaluation externe de la qualité en pathologie infectieuse (colorations complémentaires, immunohistochimie, hybridation in situ, pathologie moléculaire) |
| Améliorer les programmes de soutien financier pour des projets de recherche en pathologie infectieuse |
| Structurer les demandes d’avis et les consultations en pathologie infectieuse par la création d’un réseau d’experts et en s’aidant de la télépathologie |