Literature DB >> 36246956

Jean-Marie Manus.   

Abstract

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Year:  2022        PMID: 36246956      PMCID: PMC9551406          DOI: 10.1016/S1773-035X(22)00262-3

Source DB:  PubMed          Journal:  Rev Francoph Lab        ISSN: 1773-035X


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Sans avoir les capacités redoutables du Sars-CoV-2 pour l’humain, un nouveau virus potentiellement transmissible a été identifié en Chine : Le © Negro Elkha/stock.adobe.com – © Eric Isselée/stock.adobe.com Le Langya henipavirus, en abrégé : LayV, n’est pas totalement inconnu puisque, nous dit un article de Nature [1], il est « étroitement lié à deux autres henipavirus connus pour infecter les humains : le virus Hendra et le virus Nipah », à cibles respiratoires et risque létal. En Chine, on a compris avec la Covid-19 que certains animaux sont des vecteurs de virus susceptibles de devenir anthropozoonotiques. Ici, selon les spécialistes locaux, le vecteur serait une musaraigne mais la question reste ouverte : comment un humain peut-il être infecté par cet animal – à moins que le vecteur transmette le virus à un autre animal – vecteur secondaire –avec lequel l’humain est en contact. Le virus ne semble pas se transmettre entre humains mais il semble maintenant important de tester les animaux possiblement vecteurs et les humains si l’on considère que LayV est un pathogène émergent, ceci dans le cadre de la surveillance des maladies zoonotiques qui ont le potentiel de transmissibilité aux humains, la leçon de la Covid-19 nous l’a appris. Une surveillance nécessaire même si l’on ne connaît que 35 cas d’infection à LayV depuis 2018, selon un virologue australien Edward Holmes (Université de Sydney). On ne connaît que 35 cas d’infection à LayVdepuis 2018 Mais Nature cite un autre avertisse-ment : « Les grandes épidémies de maladies infectieuses démarrent généralement après de nombreux faux départs, selon Emily Gurley, épidémiologiste en infectiologie de l’Université Johns-Hopkins (Baltimore) : il s’agit de rechercher activement Le Signal d’alerte et l’on se trouve alors dans une bien meilleure position pour tout arrêter ou découvrir quelque chose le plus tôt possible ». L’équipe chinoise qui a identifié et nommé LayV a colligé les cas de patients admis dans des hôpitaux des provinces du Shandong et du Henan entre avril 2018 et août 2021. Ils ont séquencé le génome du LayV à partir d’un écouvillonnage pharyngé chez le premier cas identifié avec la maladie, une femme de 53 ans originaire de la ville de Langya (Shandong), d’où le nom donné au pathogène. Au total 35 patients en étaient porteurs, les symptômes allant de la toux à une pneumonie sévère. Tous ont déclaré avoir été en contact avec des animaux. Les médecins chinois ont publié leurs observations dans le NEJM du 4 août [2]. Selon l’analyse du génome du LayV, le virus paraît étroitement lié au Mojiang henipavirus, qui a été isolé pour la première fois sur le rat dans une mine abandonnée de la province du Yunnan en 2012. Les henipavirus appartiennent à la famille des virus Paramyxoviridae, virus respiratoires également impliqués dans la rougeole et les oreillons. Plusieurs autres henipavirus ont été découverts sur des chauves-souris, des rats et des musaraignes, de l’Australie à la Corée du Sud et à la Chine, mais seuls Hendra, Nipah et LayV sont reconnus à risque d’infections humaines.
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1.  A Zoonotic Henipavirus in Febrile Patients in China.

Authors:  Xiao-Ai Zhang; Hao Li; Fa-Chun Jiang; Feng Zhu; Yun-Fa Zhang; Jin-Jin Chen; Chee-Wah Tan; Danielle E Anderson; Hang Fan; Li-Yan Dong; Chang Li; Pan-He Zhang; Yue Li; Heng Ding; Li-Qun Fang; Lin-Fa Wang; Wei Liu
Journal:  N Engl J Med       Date:  2022-08-04       Impact factor: 176.079

2.  New 'Langya' virus identified in China: what scientists know so far.

Authors:  Smriti Mallapaty
Journal:  Nature       Date:  2022-08       Impact factor: 69.504

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