Literature DB >> 35725001

Marco L A Sivilotti1, Mark C Yarema2, David N Juurlink2.   

Abstract

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Year:  2022        PMID: 35725001      PMCID: PMC9261947          DOI: 10.1503/cmaj.210703-f

Source DB:  PubMed          Journal:  CMAJ        ISSN: 0820-3946            Impact factor:   16.859


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La surdose à l’acétaminophène demeure fréquente

Un milliard de doses d’acétaminophène sont consommées de façon sécuritaire tous les ans, et 10 000 surdoses surviennent annuellement parmi la population canadienne. Environ un tiers de ces personnes sont hospitalisées afin d’être traitées avec un antidote, l’acétylcystéine, et 1 %–2 % d’entre elles en décèdent1. La plupart des décès résultent d’une consultation tardive après une surdose intentionnelle ou d’un dosage excessif pour contrer la fièvre ou la douleur pendant plusieurs jours.

Les médecins devraient traiter les surdoses de façon empirique à l’aide d’acétylcystéine, à moins que son inutilité soit clairement établie

Comme l’efficacité de l’acétylcystéine est fortement liée au temps, on peut amorcer son administration pour toute surdose d’acétaminophène2. Dans le cas de surdoses aiguës dont on connaît le moment de la survenance de façon fiable, l’utilisation d’acétylcystéine n’est pas nécessaire si la concentration d’acétaminophène maximale chez le patient est sous la ligne de traitement dans le nomogramme de Rumack–Matthew. Un décès causé par une insuffisance hépatique induite par la consommation d’acétaminophène est un événement rare si l’administration d’acétylcystéine est amorcée rapidement. Lorsqu’elle est bien dosée, les effets indésirables mettent rarement la vie en danger3.

On devrait poursuivre l’administration d’acétylcystéine jusqu’à ce que le patient réponde aux critères d’arrêt du traitement sur la base de tests en série personnalisés

Bien que les protocoles de traitement stipulaient une durée de traitement fixe à l’origine (p. ex., 20 h), les toxicologues médicaux recommandent maintenant une approche taillée sur mesure pour le patient afin de réduire le surdosage ou un dosage insuffisant2,4. Les traitements en série permettent une stratification des risques plus précise et diminuent souvent la durée du traitement. On peut interrompre de façon sécuritaire l’administration d’acétylcystéine lorsque la concentration d’acétaminophène devient indétectable chez le patient, que les tests de sa fonction hépatique s’améliorent et que le patient ne présente pas de réactions encéphalopathiques (annexe 1, accessible en anglais ici: www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.210703/tab-related-content)2,4,6. Les concentrations d’acétaminophène devraient diminuer d’un ordre de grandeur toutes les 12 h si l’absorption est complète et que la fonction hépatique est normale.

Une surdose majeure accompagnée du déclenchement précoce d’un état comateux et d’une acidose lactique nécessite un traitement plus intensif

L’acétaminophène influence directement la fonction mitochondriale. Dans les heures suivant une ingestion majeure (c.-à-d. > 60 mg/kg, un dosage sérique plusieurs fois supérieur au seuil thérapeutique), il entraîne un coma, une acidose et de l’hypothermie. Un traitement d’hémodialyse et des doses plus importantes d’acétylcystéine pourraient être justifiés dans ce contexte5.

On devrait consulter un toxicologue médical afin d’obtenir les recommandations les plus à jour

Certains centres antipoison, dont ceux situés en Ontario et en Alberta, recommandent maintenant un protocole d’infusion d’acétylcystéine composé de 1 ou 2 sacs normalisés (c.-à-d. un mélange). Par contre, le protocole original exigeait de préparer 3 sacs distincts, fondés sur le poids, ce qui contribuait à des interruptions et des erreurs de dosage6. Par ailleurs, un dosage plus élevé d’acétylcystéine est maintenant recommandé pour les concentrations d’acétaminophène constamment élevées et on peut employer une thérapie d’appoint au fomépizole pour les patients présentant un plus haut risque. Le JAMC vous invite à soumettre vos textes pour la rubrique « Cinq choses à savoir … » en ligne à http://mc.manuscriptcentral.com/cmaj.
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1.  Anaphylactoid Reactions to Intravenous N-Acetylcysteine during Treatment for Acetaminophen Poisoning.

Authors:  Mark Yarema; Puja Chopra; Marco L A Sivilotti; David Johnson; Alberto Nettel-Aguirre; Benoit Bailey; Charlemaigne Victorino; Sophie Gosselin; Roy Purssell; Margaret Thompson; Daniel Spyker; Barry Rumack
Journal:  J Med Toxicol       Date:  2018-02-08

Review 2.  Acetaminophen and acetylcysteine dose and duration: past, present and future.

Authors:  Barry H Rumack; D Nicholas Bateman
Journal:  Clin Toxicol (Phila)       Date:  2012-02       Impact factor: 4.467

3.  Can emergency departments not afford to carry essential antidotes?

Authors:  Marco L A Sivilotti; Jeffrey S Eisen; Jacques S Lee; Robert G Peterson
Journal:  CJEM       Date:  2002-01       Impact factor: 2.410

4.  Antidote removal during haemodialysis for massive acetaminophen overdose.

Authors:  M L A Sivilotti; D N Juurlink; J S Garland; I Lenga; R Poley; L N Hanly; M Thompson
Journal:  Clin Toxicol (Phila)       Date:  2013-11       Impact factor: 4.467

Review 5.  Acetylcysteine in paracetamol poisoning: a perspective of 45 years of use.

Authors:  D Nicholas Bateman; James W Dear
Journal:  Toxicol Res (Camb)       Date:  2019-04-29       Impact factor: 3.524

6.  Reduction of adverse effects from intravenous acetylcysteine treatment for paracetamol poisoning: a randomised controlled trial.

Authors:  D Nicholas Bateman; James W Dear; H K Ruben Thanacoody; Simon H L Thomas; Michael Eddleston; Euan A Sandilands; Judy Coyle; Jamie G Cooper; Aryelly Rodriguez; Isabella Butcher; Steff C Lewis; A D Bastiaan Vliegenthart; Aravindan Veiraiah; David J Webb; Alasdair Gray
Journal:  Lancet       Date:  2013-11-28       Impact factor: 79.321

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