Literature DB >> 35371382

[Descriptive cross-sectional study assessing the clinical and paraclinic profiles of monoclonal gammopathies in an agricultural region of Souss-Massa, Morocco].

Aissam El Maataoui1, Aadil Taoufiq1, Salma Fares1, Kaouthar Sokori2.   

Abstract

Introduction: given the lack of information about monoclonal gammopathies, our primary study outcome was to describe the epidemiological, clinical and biochemical profiles of monoclonal gammopathies in the Souss-Massa region, in southern Morocco.
Methods: we conducted a retrospective study, by selecting only complete medical records. We used records of patients diagnosed with monoclonal gammopathy at the local oncology center during a period of over 10 years.
Results: one hundred and seventeen patients were included in the study, with a high male predominance (65%) and a male/female sex-ratio of 1.85. The average age of our study population was 61.44 (ET 14.54) years. Diagnoses (based on frequency) included: multiple myeloma 82.0% (n=96), solitary plasmacytoma 8.5% (n=10), monoclonal gammopathies of undetermined significance 2.6% (n=3), lymphoma 2.5% (n=3), secondary plasma cell leukaemia 1.7% (n=2), Waldenström´s disease 1.7%(n=2) and chronic lymphoid leukemia (n=1). The isotype distribution was as follows: IgG Kappa 33.7% (n=28), IgG lambda 21.7% (n=18), IgA Kappa 12.0% (n=10), IgA lambda 7.2% (n=6), IgM kappa 3.6% (n=3), and IgD lambda 2.4% (n=2). Biconal peak was reached in two cases, with a percentage of 2.4%.
Conclusion: diagnostic delay was observed compared to international studies due to the unavailability of electrophoresis in the care structures. Copyright: Aissam El Maataoui et al.

Entities:  

Keywords:  Monoclonal gammopathies; Morocco; Waldenström; lymphomas; monoclonal gammopathy of unknown significance; myeloma; plasmocytoma

Mesh:

Year:  2022        PMID: 35371382      PMCID: PMC8933443          DOI: 10.11604/pamj.2022.41.69.32470

Source DB:  PubMed          Journal:  Pan Afr Med J


Introduction

Les gammapathies monoclonales (GM) sont des proliférations clonales des plasmocytes ou des lymphoplasmocytes, responsables de la sécrétion d´une protéine monoclonale ou paraprotéine. De nos jours, la généralisation de la demande de recherche de GM et surtout l´évolution des techniques radiologiques et biochimiques ont permis de diagnostiquer les GM plus fréquemment et à des stades précoces. Des études ont montré que l'âge moyen des patients au moment du diagnostic a été de 68 ans, et que 99% de tous les patients diagnostiqués avaient plus de 40 ans [1,2]. Cette pathologie touche plus les hommes que les femmes. Dans une étude rétrospective entre 1976 et 1997 d´Ogmundsdottir et al. l´incidence des gammapathies monoclonales ajusté à l´âge a été de 10,3 et 8,6 pour 100 000 habitants chez les hommes et les femmes respectivement [3]. Une étude a comparé la prévalence des gammapathies de signification indéterminée (MGUS) chez des hommes originaires du Ghana, et hommes blancs originaires d´Olmsted aux Etats-Unis et âgés entre 50 et 74 ans, qui a été de 5,84% (95% CI, 4,27-7,40) et de 2,97% (95% CI, 2,59-3,34) respectivement [4,5]. Le manque de données sur les gammapathies monoclonales au niveau de notre région, nous a motivé pour la réalisation de cette étude. Il s´agit d´une étude sur les cas de gammapathies monoclonales au niveau de la région de Souss-Massa, qui est une région agricole, avec une forte population d´ouvriers. Les cultures dans la plupart se font dans les serres, et les plantes dans les serres sont plus susceptibles aux différentes atteintes parasitaires, mycologiques ou autres. D´où une forte utilisation des pesticides pour leurs traitements. L´objectif de notre travail est de décrire les profils épidémiologiques, cliniques et biochimiques des gammapathies monoclonales au niveau de la région de Souss-Massa.

Méthodes

Conception et contexte de l´étude: il s´agit d´une étude rétrospective, qui a été conduite au service d´hématologie clinique, du centre d´oncologie d´Agadir au Maroc, sur une période de plus de 10 ans, entre juin 2010 et janvier 2021. Le centre d´oncologie desserve la région de Souss- massa et tout le Sud marocain. Population d´étude: l´étude consiste à étudier les dossiers des patients chez qui on a diagnostiqué avec une GM, Les dossiers incomplets ont été éliminés. Collecte des données: le recueil des données a été réalisé à l´aide d´une fiche d´exploitation, visant à préciser les aspects socio-démographiques, cliniques et paracliniques des patients avec une GM. Nous avons exclu les dossiers des patients incomplets. Méthodes statistiques: les logiciels suivants ont été utilisés pour le traitement statistique des données, Excel 2007 (Microsoft Corp., Redmond, WA) et SPSS 15.0 (SPSS Inc., Chicago, IL). L´analyse statistique décrit et présente les fréquences pour les variables qualitatives. Les résultats variables quantitatifs sont présentés sous forme de moyenne ±écart-type (ET) pour les variables continues et par le pourcentage et l´effectif pour les variables discontinues. La distribution normale des variables continues a été vérifiée par le test de Kolmogorov Smirnov. L´analyse de la variance (ANOVA) et le test de Student ont été utilisés pour la comparaison des variables continues entre les groupes. Les résultats sont considérés statistiquement significatifs à partir d´une valeur de p < 0,05. Éthique: les auteurs ont reçu l´accord de l´administration et du comité d´éthique.

Résultats

Les paramètres socio-démographiques: les patients qui ont été inclus dans l´étude sont au nombre de 117 patients, avec une forte prédominance masculine. Ainsi, 76 (65%) patients ont été de sexe masculin et 41 (35%) patients ont été de sexe féminin, avec une sex-ratio Homme/Femme de 1,85. La moyenne d´âge chez les hommes a été de 59 (SD 15) ans contre 64 (SD 12) ans chez les femmes. L´âge moyen des patients avec un myélome multiple, représente la pathologie la plus fréquente dans notre série, a été de 61,6 ( SD 14,2) (Tableau 1). Il est important de noter que 6,8% des cas de myélome multiple avaient moins de 40 ans (Figure 1).
Tableau 1

motifs de consultation par ordre de fréquence

VariablesNombrePourcentage (%)
Douleurs osseuses7866,7
Alteration de l´état général5647,9
Tassement vertébral1613,7
Compression médullaire1512,8
Neuropathie1311,1
Fracture65,1
Tumeur solide43,4
Figure 1

répartition des gammapathies monoclonales en fonction des isotypes (n=117)

motifs de consultation par ordre de fréquence répartition des gammapathies monoclonales en fonction des isotypes (n=117) Les diagnostics retenus: suite aux critères of the international myeloma group, et aux données cliniques, biologiques et radiologiques, les diagnostics retenus ont été comme suit, le myélome multiple (MM) 82,1% (n=96), les gammapathies monoclonales de signification indéterminé (GMSI) 2,6% (n=3), les plasmocytomes 8,5% (n=10), les lymphomes 2,6% (n=3), les leucémies à plasmocytes 1,7% (n=2), la leucémie lymphoïde chronique 0,9% (n=1) et la maladie de Waldenström 1,7% (n=2). Les paramètres hématologiques: les anomalies hématologiques associées aux gammapathies monoclonales dans notre étude ont été caractérisées par une anémie dans 73,4% (n=83), de type anémie normochrome normocytaire 9,32 (SD 2,80) g/dl. Un frottis sanguin a été demandé chez 7 patients, et qui objectivé la présence d´hématies en rouleaux chez 4 patients, et des plasmocytes circulants chez deux patients (Tableau 2). Les résultats des myélogrammes ont été retrouvés chez 69 patients sur 84, un taux des plasmocytes supérieur à 10% dans 79,7% des cas, associé à la présence de plasmocytes dystrophiques (plasmocytes binucléés, tri-nucléés, flammés...) chez 44,7% des patients.
Tableau 2

les caractéristiques socio-démographiques et biologiques de notre population

Moyenne ± ETn
Age en année61,44±14,54117
Taux des protéines en g/L89,61±23,4099
Taux de pic en g/l42,83±14,6675
Calcium (mg/l) (VR: 90-105)99,58±15,3089
Phosphatémie(mg/l) (VR: 25-45)43,34±16,4530
Albuminémie (g/l) (VR:35-50)32,68±7,4799
Protéine Créactive mg/l(VR: 0-6)22,95±±33,1342
Lactate déshydrogénase (UI/l)305,65±203,8023
Urée en g/l (VR: 0,1-0,55)0,6±0,47105
Créatinine mg/l (VR: 6,4-12,7)25,9±3,16109
Débit de filtration glomérulaire : MDRD (ml/min/1,73 m2)66,87±46,68109
Vitesse de la sédimentation (mm/h)93,15±39,2066
β2 microglobuline (mg/l) (VR: 1,1 à 2,4)6,80±8,1741
Hmoglobine en g/dl (VR : 12-17)9,32±2,80113
Volume globulaire moyen en femtolitre (VR: 80-95)89,66±8,97103
Teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine en pg (VR :27-32)29,64±3,9497
Globules blanc cellule/mm3 (VR: 4000-10000)7436,17±5454,822112
Neutrophiles en cellules/mm3 (VR: 90-105)3966,74±2096,61103
Lymphocytes en cellules/mm3 (VR : 90-105)2517,15±4787,39100
Plaquettes 103/mm3 (VR : 150-400)235,74±108,37111
les caractéristiques socio-démographiques et biologiques de notre population Les paramètres biochimiques: certains paramètres biochimiques ont été perturbés au moment du diagnostic. Ainsi, 40,17% des patients ont été diagnostiqués avec un débit de filtration glomérulaire (DFG) inférieur à 60 ml/min/1.73m3, et 23,9% (n=28) des patients ont présenté une hypercalcémie, avec une calcémie moyenne de 99,58 mg/l (SD 15,30). Les valeurs moyennes des taux des protides et de l´albumine chez 99 patients ont été respectivement de 89,61 g/l ( SD 23,40) et 32,68 g/l (SD 7,47) (Tableau 2), la vitesse de sédimentation a été élevée. Les taux des lactates déshydrogénase et de la protéine c-réactive ont été élevés. La répartition des GM en fonction de l´isotype et selon l´ordre de fréquence a été comme suit, l´IgG Kappa, l´IgG Lambda, l´IgA Kappa, CLLK (chaines légères libres Kappa), IgA Lambda et en fin les CLLL (chaines légères libres lambda) (Figure 1). Il est important de signaler que nous avons enregistré un cas rare de plasmocytome ovarien, et deux cas de myélome à IgD Lambda. Enfin, le débit de filtration glomérulaire (DFG) a été plus faible chez les patients avec un myélome multiple à chaine légère lambda, suivi par les myélomes à chaine légère kappa, puis les myélomes multiples à IgG kappa et IgA kappa (Figure 2).
Figure 2

débit de la filtration glomérulaire (MDRD) en fonction de l’isotype (n=117)

débit de la filtration glomérulaire (MDRD) en fonction de l’isotype (n=117)

Discussion

L´objectif de notre travail est de décrire les profils épidémiologiques, cliniques et biochimiques des gammapathies monoclonales au niveau de la région de Souss-Massa. Les douleurs osseuses ont été le premier motif de consultation dans notre étude et dans plusieurs études internationales, et du fait que nous patients ont été diagnostiqués à des stades tardifs [6,7]. L´âge moyen dans notre étude a été de 61,4 ans, et que 6,8% des patients de moins de 40 ans avaient un MM. Le MM est une maladie liée à l´âge, cependant aux États-Unis et selon une étude réalisée entre 1995 et 2014 de Sung et al. son incidence a augmenté chez les jeunes entre 25 et 49 ans[8]. Dans une autre étude américaine, l´incidence ajustée à l´âge du myélome multiple chez la population de plus de 20 a été de 5,4 pour 100 000 habitants [9] . Notre population a été caractérisée par un pourcentage important de MM par rapport aux études internationales, ceci est dû au retard des diagnostics, et à la non-disponibilité des électrophorèses des protéines sériques dans la plupart des structures de santé. En effet, le pourcentage des MM au diagnostic a été de 82,1% contre 12,1% seulement, dans l´étude française de Decaux et al. à Blois sur 1282 patients [10] et au niveau de la Mayo Clinic entre 1960 et 2008, le pourcentage des patients avec un MM est de 17,5% (n=6974) [11], 14,6% de l´étude de Tamimi et al. sur 468 patients saoudiens [12]. Mais les études de l´Afrique du nord, Marocaines, Algériennes et Tunisiennes avaient les mêmes résultats au moment du diagnostic, ainsi Ouzzif et al. [13] ont trouvé un pourcentage de MM de 52,7%, Mseddi et al. [14] de la Tunisie ont colligés 59,2%, et Belouni et al. dans une étude algérienne sur 2121 patients ont enregistrés un pourcentage de 55,2% [15]. La prévalence des MGUS augmente avec l´âge, 3,2% chez les personnes de plus de 50 ans, 7,5% pour les personnes de plus de 75 ans [16]. Alors que, la prévalence des MGUS dans notre cohorte est faible (2,6%), suite au manque de techniques de dépistage des gammapathies monoclonales et que nos malades ont été diagnostiqués aux stades tardifs. Le pourcentage des MGUS est important dans l´étude de la Mayoclinic sur 39929 cas, soit 58% (n=23179)[11]. De même pour l´étude de de Decaux et al. en France sur 1282 patients, le pourcentage des MGUS a été de 77,6% à Blois, et de 64,1% [10]. Tamimi et al. en Arabie saoudite ont trouvé un pourcentage des MGUS de 68% [12]. Dans les pays du Maghreb, une étude algérienne sur 2121 cas, le pourcentage des patients avec une GMSI a été de 34,13%, de même que l´étude d´Ouzzif et al. au Maroc, le pourcentage a été de 34,92% [13]. Il est important de signaler que le pourcentage des MGUS dans notre région est très faible par rapport à la région de Rabat au Maroc, cette différence pourrait être due à la différence des activités économiques entre ces deux régions, et que la région d´Agadir est une région agricole avec des ouvriers exposés aux pesticides. Nous avons enregistré un pourcentage des plasmocytomes de 8,5% des cas des GM de notre étude. Ce même pourcentage a été retrouvé par Decaux et al. à Rennes en 2007 [10]. Sur un registre des cancers suédois, L´incidence des plasmocytomes solitaire a été de 0.191/100 000 des femmes et 0,090/100 000 des hommes [17]. L´anémie normochrome normocytaire a été fréquente avec un taux de 73,4% (n=83), et une concentration moyenne de 9,23 g/dl (n=83). Ce taux pourrait être expliqué par le diagnostic tardif de nos patients au stade de MM, et la grande fréquence des insuffisances rénales au diagnostic au cours du MM. En revanche, une étude espagnole de Bergon et al. en 2007 chez les patients au stade MGUS (n=290) révèle un taux moyen d´hémoglobine de 12,3g/dl (6,5-18,7), mais chez les patients avec un MM (n=168), la moyenne a été de 10,9 g/dl (6-15,4) [18]. Le taux de pic dans notre étude a été de 45,64 (SD 28,6%), très loin de la moyenne notée chez les patients inclus dans l´étude algérienne de Belouni et al. (16,21( SD 17,42) g/l) et dans la majorité des autres séries, ce qui pourrait être due au diagnostic tardif du MM dans notre pays [15]. Nous avons relevé un taux élevé d´insuffisance rénale (40,2%), ceci pourrait être expliqué par le diagnostic tardif des GM d´une part, et à la fréquence élevée des GM à chaines légères libres dans notre cohorte d´autre part. La répartition des GM en fonction de l´isotype a été comme suit et par ordre de fréquence, IgG Kappa, IgG Lambda, chaines légères libres kappa, IgA Kappa, IgA Kappa, et les chaines légères libres lambda, d´IgM Kappa, IgD lambda. Ces résultats concordent avec les résultats des études du Maghreb, qui ont été retrouvés par Ouzzif et al. au Maroc, Mseddi et al. en Tunisie, et Belouni et al. en Algérie [13-15] . Il est intéressant de noter que dans les cohortes du Maghreb en générale, le pourcentage des gammapathies avec des chaines légères est supérieur au pourcentage des gammapathies associé à l´isotype de type IgM. Cette comparaison a été faite par rapport aux études françaises de Decaux et al. à Blois et Rennes [10], et Américaine [7]. Ceci peut être expliqué par le fait que dans notre population on a moins de lymphomes par rapport aux cohortes occidentales. Les isotypes qui ont été les plus associés à une insuffisance rénale (IR) ont été comme suit et par ordre de fréquence, les CLL de type lambda, les CLL de type Kappa et les IgG kappa. Ces résultats concordent avec les données de la littérature. Selon l´étude de Knudsen et al. 46,6% des patients présentant une IR avaient un isotype de type IgG et 25,7% présentent des CLL [19]. Dans l´étude de Bladé et al. 38% des patients présentant une IR avaient un MM de type IgG et 32% avaient un MM à CLL [20], confirmant la fréquence élevée de l´insuffisance rénale chez les patients présentant une GM à chaines légères et à isotype IgG. Notre étude à des limites, comme le type de l´étude qui est une étude rétrospective, avec toutes les contraintes dues aux manques de certaines données et aux certaines investigations, et le nombre de patients. Des forces, il s´agit de la première étude de ce genre menée à la région de Souss Massa, sur 10 ans. Les diagnostics retenus présentent des cas rares, 2 cas de leucémies à plasmocytes, 2 cas de myélomes à IgD et un cas de plasmocytome extra osseux (localisation ovarienne).

Conclusion

Les gammapathies monoclonales dans notre région se caractérisent par la prédominance masculine et un âge moyen de 61,44 (SD 14,54) ans, inférieur à celui des autres études internationales.

Etat des connaissances sur le sujet

L´âge moyen de diagnostic des gammapathies monoclonales est de 68 ans; 99% de tous les patients diagnostiqués avaient plus de 40 ans; Cette pathologie touche plus les hommes que les femmes.

Contribution de notre étude à la connaissance

Le nombre de cas de myélome multiple chez les jeunes dans notre population; Deux cas de leucémies à plasmocytes secondaires à des myélomes multiples, un cas rare de plasmocytome à localisation ovarienne. Le plasmocytome solitaire est un néoplasme malin rare des plasmocytes qui représente 5-10% de toutes les dyscrasies plasmocytaires avec un plasmocytome extramédullaire dans 3-5%. Leur localisation dans les voies génitales féminines est assez rare, que ce soit en tant que plasmocytomes solitaires ou dans le cadre d'un MM disséminé; Une possible association entre les cas de Myélome multiple chez les jeunes et l´activité agricole au niveau de la région de Souss Massa au Maroc.
  19 in total

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