Literature DB >> 35288918

Epidemiology of scalp ringworms and superficial fungal infections in schools in Mauritania.

O Ba, M Kébé, Sid' Ahmed Groun, O Sy, M A Sidiya, A B A Eibih, M A Bollahi, A Ben Abdelaziz.   

Abstract

INTRODUCTION: Scalp Tinea is the most common mycosis in children and adolescents. The objective of this work was to determine the epidemiological and etiological profile of Scalp Tinea in schoolchildren in Mauritania, during the year 2019.
METHODS: This is a descriptive cross-sectional study lasting four months, from May to September 2019, in a sample of schoolchildren from Nouakchott, included following a random survey at three levels, having benefited from a clinical examination, mycological and culture samples.
RESULTS: A total of 228 children out of the 434 included (52,5%) were detected as carriers of Scalp Tinea, after fungal culture, i.e. rates of 54% in boys and 46% in girls. The most affected age group was 9-12 years (49%). Public schools were the most affected (37,7%), followed by private schools (32%) and traditional schools (30,3%), (p<0,05). Trichophyton sudanense represented 23,5% (n=102) followed by Trichophyton rubrum (15,4%, n=67) and Microsporum langeronii 8,1% (n=35). The type of habitat, the humidity of the environment and walking with bare feet did not significantly influence the presence of ringworms, unlike overcrowding (sleeping with more than two people). The prevalence of scalp ringworms increased from 1,3% for children sleeping on single beds to 22,8% in children sharing their beds and to 75,9% in students sleeping together on the same bed (p˂0,05).
CONCLUSION: The results of this survey, conducted in 2019, confirmed the changes in the epidemiological and ecological trend of the mycological profile of Scalp Tinea, in Mauritania. It is necessary to strengthen these results with the molecular characterization of fungal strains circulating in our country.

Entities:  

Mesh:

Year:  2021        PMID: 35288918      PMCID: PMC8974423     

Source DB:  PubMed          Journal:  Tunis Med        ISSN: 0041-4131


Introduction

Les mycoses superficielles sont des affections cutanéo-muqueuses causées le plus souvent par des dermatophytes qui sont des champignons filamenteux, se caractérisant par leur affinité pour la kératine (épiderme, ongles, poils et cheveux) 1 . Ce sont les infections les plus fréquentes au monde avec une prévalence de 20% à 25% 2 . Chez l’enfant, elles attaquent, avec prédilection, la kératine de la couche cornée de la peau, les cheveux et les ongles, peuvent exceptionnellement envahir les tissus profonds et causent des épidermomycoses de la peau glabre, des poils, des onyxis et des Teignes du Cuir Chevelu (TCC) 3 . Dans une étude menée en Afrique, Verghagen 4 a rapporté une grande variabilité des taux de prévalence de la TCC, de 10 à 30%, selon les pays et les régions à l’intérieur de pays. Depuis une trentaine d’années, dans une étude nationale 5 , ayant concerné 1233 élèves de trois quartiers de Nouakchott (TVZ, Riyad, El Mina) en 1992, la prévalence des TCC a été de 14,5%. Ainsi, l’épidémiologie des espèces responsables de TCC serait en perpétuel changement 6 . L’objectif de cette étude été de décrire la prévalence des TCC et d’autres mycoses superficielles dans la Moughataa de Riyad à Nouakchott, ainsi que ses agents causals, en 2019.

Méthodes

Il s’agit d’une étude transversale descriptive conduite sur quatre mois allant du 10 mars à 10 septembre 2019, au Laboratoire de Parasitologie et de Mycologie de l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP) à Nouakchott. Cette étude a concerné les enfants d’âge scolaire de trois types de structure d’enseignement en Mauritanie: établissements d’enseignement public, privé et mahadra (enseignement religieux), dans la Moughata’a de Riyad (District de Riyad) située dans la wilaya de Nouakchott Sud. Le choix des écoles et des classes a été effectué selon un sondage aléatoire à trois niveaux: écoles, classes, élèves (selon un pas de sondage de dix). Chaque élève sélectionné a bénéficié d’un questionnaire sociodémographique et épidémiologique, suivi d’un examen clinique, conduit par un dermatologue, à la recherche de lésions mycologiques, et un prélèvement mycologique sur place. Le prélèvement a consisté à frotter, avec un carré de moquette stérile, sur tout le cuir chevelu et/ou toute la lésion cutanée des enfants inclus dans l’étude, pendant environ trente secondes. Le carré de moquette était emballé dans une boite de Pétri stérile puis acheminé au Laboratoire de Parasitologie-Mycologie de l’INRSP. La culture était réalisée sur le milieu Sabouraud - Chloramphénicol Actidione, puis incubé à 27°c ± 2 pendant une durée allant jusqu’à 30 jours. Après ouverture du sachet plastique contenant la fiche propriétaire et le carré de moquette, le numéro d’identification de la fiche, figurant sur l'aluminium de la moquette, était reporté sur la boite de Pétri à utiliser pour l’ensemencement. La moquette déballée était appliquée sur la gélose en tapotant pour bien l’imprimer, en prenant garde de ne pas toucher la gélose ni le dessus de la moquette avec les gants. Pendant cette opération, le couvercle de la boite de Pétri était ouvert mais tenu à proximité de flamme bec Bunsen. Les boites de Pétri fermées étaient positionnées à l’envers et incubées à l’étuve. La moquette était emballée dans l'aluminium et dans le gant droit, puis jetée dans un bac à Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI). La culture était examinée de façon hebdomadaire pour voir la vitesse de pousse. En cas de culture positive, on procédait à l’examen macroscopique recto et verso de la colonie et à l’examen microscopique de la préparation obtenue par la méthode de drapeau, colorée avec du bleu de lactophenol. Les données obtenu ont été enregistrées dans un fichier Excel office 2013 et analysées grâce au logiciel SPSS. Le test t de Student a été utilisé pour l’étude de la variabilité quantitative et le test de Chi Deux pour la recherche des associations entre les TCC et leurs facteurs de risque. La valeur de 5% a été prise comme seuil de signification statistique. Aucun conflit d’intérêt n’était à déclarer dans ce travail

Résultats

Caractéristiques sociodémographiques et épidémiologiques

Dans cette étude, 434 élèves ont été inclus dont 144 des établissements d’enseignement public, 149 en privé et 141 dans un Mahadra. La classe d’âge [9-12 ans] était majoritaire avec 49,8%. Le sex ratio a été de 1,03. Des antécédents de TCC ont été retrouvés chez 40 élèves (9,2%). Un taux de promiscuité a été noté auprès de 77,6% des enfants inclus, dormant à plusieurs, sur le même lit (Tableau 1 ).

Tableau I: Caractéristiques sociodémographiques d’un échantillon de 434 enfants scolarisés du district (moughatâa) de Riyadh (Nouakchott, 2019)

n

%

Ecoles d’enseignement

Publiques

144

33,2

Privées

149

34,3

Traditionnelles

141

32,5

Sexe

Masculin

221

51,0

Féminin

213

49,0

Groupes d’âge

< 5 ans

19

4,4

5-9 ans

131

30,2

9-12 ans

216

49,8

12 ans ou plus

68

15,7

Antécédents

Teigne du Cuir Chevelu

40

9,2

Dermatophyties

9

2,1

Traitement

20

4,6

Animaux

Mouton

199

46,0

Hygiène corporelle

Défectueuse

202

46,5

Sommeil

Promiscuité

337

77,6

Caractéristiques cliniques (Tableau 2 )

L’examen clinique des enfants a permis d’observer la présence de teignes chez 47,4% (n=206) des enfants: écoles publiques (37,7%), privées (32%) et traditionnelles (30,3%) (p<5%). Ces teignes étaient dominées par des teignes trichophytiques avec 61,6% (n=127), suivies des teignes microscopiques avec 28,1% (n=58).

Examen mycologique

Après culture, l’examen mycologique a permis d’obtenir une prévalence globale de TCC de 52,5% (n=228): 54% (n=123) chez les garçons contre 46% (n=105) chez les filles (p=0,52). La prévalence globale de mycoses superficielles était de 1,38%. En fonction de l’âge, la tranche d’âge 9-12 ans était la plus touchée avec 48,6% (n=111), suivie de celle de 5-8 ans avec 34,6% (n=79). La prévalence des TTC a passé de 1,3% chez les enfants dormants sur des lits individuels, à 22,8% chez les enfants partageant leurs lits et à 75,9% chez les élèves dormants à plusieurs sur le même lit (p˂0,05). Sur le plan statistique, la prévalence des TCC n’a pas été significative avec la qualité d’hygiène, le type d’habitat, l’humidité du milieu, et la marche à pieds nus (p>0,05). Le Tableau 3 montre la répartition des espèces fongiques, responsables de teignes chez les enfants scolarisés à Riyadh (Nouakchott). Le Tableau 4 résume les fréquences des espèces fongiques responsables des TCC et autres mycoses superficielles. Le Trichophyton soudanense représentait 23,5% (n=102) suivis du Trichophyton rubrum (15,4%, n=67) et du Microsporum langeronii 8,1% (n=35).

Tableau III: Répartition des espèces fongiques responsables de teignes, selon les écoles du district (moughatâa) de Riyadh (Nouakchott, 2019)

Ecoles Publiques (N=144)

Ecoles Privées (N=149)

Ecoles Traditionnelles (N=141)

Total (N=434)

N

%

N

%

N

%

N

%

T. soudanense

44

19,3

26

11,4

34

14,9

104

45,6

T. rubrum

29

12,7

20

8,8

20

8,8

69

30,2

T. violaceum

3

1,3

4

1,8

1

0,4

8

3,5

T. tonsurans

1

0,4

-

-

-

-

1

0,4

M. langeronii

7

3,1

16

7,0

12

5,3

35

15,4

M. canis

2

0,9

6

2,6

1

0,4

9

3,9

M. rivalieri

-

-

1

0,4

-

-

1

0,4

M. gypseum

-

-

-

-

1

0,4

1

0,4

Total

86

37,7

73

32,0

69

30,3

228

100,0

T: Trichophyton      M: Microsporum

Tableau IV: Répartition des souches identifiées (resultats des cultures mycologiques) du district (moughataa) de Riyadh (Nouakchott, 2019)

n

%

Trichophyton soudanense

102

23,5

Trichophyton rubrum

67

15,4

Microsporum langeronii

35

8,1

Microsporum canis

9

2,1

Trichophyton violacieum

8

1,8

Co-infection

4

0,9

Trichophyton tonsurans

1

0,2

Microsporum rivalieri

1

0,2

Microsporum gypseum

1

0,2

Stérile(Négatif)

206

47,0

Total

434

100,0

Discussion

Dans notre étude, les TCC ont été diagnostiquées cliniquement chez 206 patients avec une prévalence de 47,4%. Après culture microscopique, cet effectif a passé à 228 élèves, ce qui fait une prévalence de 52,5%. Ces résultats étaient différents de ceux rapportés par des études nationales (14,5% et 10,5%) 5, 7 et l’étude réalisée par Tligui et al [8/55] en 2019 à Rabat (Maroc) où la prévalence était de 25,4% . Cependant, ils étaient comparables avec ceux enregistrés dans des publications africaines: Tunisie (51%) 9 ; Hôpital militaire (Rabat) (57,4%)10 ; Hôpital d'enfants (Rabat) (43,8%) 11 et Sénégal (46,4 %) 12 . Un taux faible d’epidermomycoses (1,38%) a été enregistré: soit six cas dont quatre étaient associés avec les TCC. Les atteintes cliniques notées dans les épidermomycoses étaient uniquement des dermatophyties de la peau glabre. Cependant une étude, réalisée en milieu hospitalier, rapportait une fréquence plus élevée des épidermomycoses à l’Hôpital militaire d'instruction Mohamed V du Maroc représentant 31,6% de l’ensemble des cas positifs en 2014 13 . La variabilité des prévalences des TCC, selon les écoles, serait attribuée au niveau de promiscuité des élèves (trois fois plus d’élèves par classe), plus importante dans les écoles publiques. L’examen clinique des enfants nous a permis d’observer 47,5% de teignes chez les enfants; dominées par des teignes trichophytiques avec 61,6% suivies des teignes microscopiques avec 28,1%. Ces résultats étaient presque identiques à ceux de Maiga II et al qui avaient trouvé 67,5% de teignes trichophytiques et 29,7% de teignes microsporiques 14 . Les types des TCC rapportées dans notre série concordaient avec les constatations nationales de Baidy lo et Sy O 5, 7 , au niveau du Maghreb 8 et au Mali 15 , où les teignes trichophytiques étaient les plus fréquemment diagnostiquées. Toutefois, d’autres études rapportaient une fréquence plus élevée des teignes microscopiques en Egypte, au Koweït, en Arabie Saoudite, et au Maroc en 2015 16, 17, 18, 19 . Les teignes touchent avec prédilection les enfants d’âge scolaire et préscolaire 20, 21 . D’autres études ont confirmé la prédominance de l’atteinte chez les enfants âgés de moins de dix ans. C’est ce qui a été rapporté en Tunisie 22, 23 , en Algérie 24 et en France25 . Par ailleurs, des études africaines ont montré que les enfants âgés de plus de dix ans étaient les plus infectés 26 , sans variabilité entre les deux sexes. Ce fait a été rapporté dans l’étude nationale par Baidy Lo et al. 5 . Cependant, une prédominance masculine a été notée dans de nombreuses études marocaines 10, 11, 27 et tunisiennes 28 . En général, la répartition des teignes, selon le sexe, restait variable en fonction des études et des pays 10, 28 . Lors de notre étude, l’identification des souches a été faite sur la base de l’examen macroscopique et microscopique des différentes cultures. Diverses espèces de champignons ont été mises en évidence dans notre série, avec une prédominance des TCC à T. soudanaises (47%), suivi des teignes à T. rubum (30,8%). L’analyse de nos résultats, par rapport à ceux des enquêtes antérieures réalisées en Mauritanie, montrait une modification du profil mycologique des TCC dans le temps. L’enquête antérieure réalisée par Baidy Lo, a montré la prédominance de T. violaceum (67,3%) suivi de T. soudanaises (27,9%) 5 , alors que dans une étude plus récente, O. Sy et al rapportaient des résultats similaires aux nôtres, avec une prédominance des teignes à T. soudanense (39,8%), suivies des teignes à T. rubrum (29,1%) 7 . Nos résultats étaient superposables à ceux observés au Cameroun par Kechia et al. 29 qui avaient noté une prévalence de 56,8% pour T. soudanense, suivie de 29,2% pour T. rubrum. Au Bénin, Christiane Koudoukpo et al. 30 avaient obtenu à Parakou, 54,4% de T. soudanense suivi de 19,6% de T. rubrum. Ceci s’expliquait par le fait qu’en milieu scolaire, la transmission était interhumaine. Des résultats similaires ont été globalement observés dans les pays de l’Afrique subsaharienne où le T. soudanense était l’espèce la plus fréquemment isolée 31, 32 . Comme la Mali et la Côte-D’ivoire 15, 33 , l’espèce la plus communément associée au teigne était T. soudanense (64,7%): une des espèces de dermatophytes les plus courantes en Afrique de l'Ouest et du Centre, où les infections se propageaient par contact direct entre les personnes 34 . Cependant d’autres études réalisées dans l'État de Kano, Nigéria, ont montré que le T. rubrum (50,2%) était le dermatophyte le plus répandu 35 . Dans les pays du Maghreb, le spectre des dermatophytes responsables des TCC chez l’enfant était différent; avec une prédominance des espèces zoophiles par rapport aux espèces anthropophiles. En Algérie, Benmezdad et al. 36 avaient noté une prédominance de M. canis dans 52,4% des cas de leur série. À Tunis, Kallel et al. 37 avaient obtenu une prédominance à M. canis dans 67% des cas, suivi de T. violaceum (31,7%). Cependant, au Maroc, H.Tligui et al. 8 avaient obtenu une prédominance du T. violaceum (82,1%), suivi de M. canis (11%). La prédominance de T. violaceum et M. canis a été indiquée dans plusieurs études Tunisiennes et Marocaines 9, 10, 11, 38, 39 . Ceci s’expliquait par le fait qu’au Maghreb, la présence d’un animal domestique dans les maisons était une pratique commune à tous les ménages37 . Dans notre série, ont été observées aussi 3,5% (n=8) de TCC à T. violaceum, occupant le 5ème rang de nos espèces alors que Nasseri et al. 40 , en Iran, avaient obtenu une prédominance du T. violaceum (29%), suivie par T. schoenleinii (15%) puis T. verrucosum (7%). Cisse M et al, en Guinée Konakri, avaient obtenu une prédominance du T. violaceum (56,7%) 41 . Les enquêtes antérieures réalisées au CHU de Rabat, ont montré la prédominance de T. violaceum depuis 1970 au Maroc 42 . La deuxième espèce isolée du genre Microsporum dans notre étude était M. canis avec 4%, alors que Komba et al 43 , en Tanzanie, avaient noté une prédominance de M. canis (46.7%). Dans notre série, les prélèvements sur les lésions ont permis d’identifier trois genres de dermatophytes: trichophyton (79%), microsporum (20,6%), Epidermophyton (0,4%). Nous avons aussi rencontré les co-infections à l’école publique alors que les autres écoles étaient des mono infections. Les espèces les plus communément associées aux TCC dans les différentes écoles étaient T. soudanense, T. rubrum, T. violaceum, M. langeronii, M. canis. Les espèces non communes étaient T. tonsurans, M. gypseum, M. rivalieri, E. flocosum. Dans notre étude, nous n’avons pas trouvé de lien statistiquement significatif entre le contact des animaux et la présence des teignes. Ces résultats étaient similaires à ceux rapportés en Egypte et au Nigéria 16, 44 . L’hygiène corporelle était défectueuse pour 46,5% de la population et 77,6% des enfants qui dormaient à plusieurs sur le même lit. L’enquête a permis de montrer que 88,7% des enfants étaient sans antécédents. Alors que les antécédents familiaux prédisposent à l’infection. Rasha H indique que l’histoire intrafamiliale de teigne était un des facteurs les plus prédisposant, facilitant l’infection 16 . Par ailleurs, une étude au Maroc a montré que 33,7% des enfants teigneux avaient au moins un autre membre contaminé dans la famille 10 . Dans notre série, 95,4% des enfants n’étaient pas sous traitement. La prise de médicaments (ou produits) fongistatiques ou fongicides pouvait anéantir le développement du champignon et rendre stérile les cultures fongiques. Le schéma de distribution de l'infection à dermatophytes dans le monde a été attribué à des facteurs tels que le climat tropical, le mode de vie, les schémas de migration de la population, la présence de maladies d'immunodéficience dans la communauté et l'attitude des patients face au traitement après le diagnostic clinique 45, 46 . Notre étude a montré une diversité fongique, montrant la position géographique intermédiaire de la Mauritanie entre l’Afrique subsaharienne et le Maghreb. En effet, le T. soudanense pour les teignes trichophytiques et le M. langeronii pour les teignes microsporiques étaient les principaux responsables de TCC en Afrique noire. Alors que le T. violaceum et M. canis étaient les plus incriminés dans les TCC, au niveau du Maghreb en ’Afrique du Nord en général. Notre investigation a montré la présence de toutes ces espèces fongiques au niveau de notre pays, démontrant une diversité fongique liée à la position géographique de la Mauritanie. En conclusion, les TCC ont représenté l’infection fongique la plus fréquente de l’enfant avant la puberté. Elles étaient dues à des dermatophytes dont la transmission pouvait être interhumaine ou zoophile. La prévalence de TCC dans notre étude a été de 52,5% dont 61,6% de teignes trichophytiques, et 28,1% de teignes microsporiques. Notre étude a permis de déterminer les espèces de dermatophytes impliquées dans les TCC dans trois types de milieux scolaires au niveau de la mougathaa de Ryiad. Le T. soudanense (45,61%) était le premier agent responsable de TCC, suivi de T. rubrum (30,2%). L’analyse de nos résultats et de ceux des enquêtes antérieures réalisées en Mauritanie, a montré une modification du profil mycologique de TCC dans le temps, avec le régressement du T. violaceum au profit du T. rubrum. Notre investigation a montré la présence dans notre pays de principales espèces fongiques responsables de TCC au niveau du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne, démontrant une diversité fongique liée à la position intermédiaire du pays entre ces deux parties du continent noir. Enfin, une amélioration des conditions d’hygiène, un dépistage précoce et un traitement efficace des TCC éviteraient l’extension épidémique. Conflit d'intérêt Les auteurs ont déclaré qu'ils n'avaient aucun conflit d'intérêt. n % Ecoles d’enseignement Publiques 144 33,2 Privées 149 34,3 Traditionnelles 141 32,5 Sexe Masculin 221 51,0 Féminin 213 49,0 Groupes d’âge < 5 ans 19 4,4 5-9 ans 131 30,2 9-12 ans 216 49,8 12 ans ou plus 68 15,7 Antécédents Teigne du Cuir Chevelu 40 9,2 Dermatophyties 9 2,1 Traitement 20 4,6 Animaux Mouton 199 46,0 Hygiène corporelle Défectueuse 202 46,5 Sommeil Promiscuité 337 77,6 Ecoles Publiques (N=144) Ecoles Privées (N=149) Ecoles Traditionnelles (N=141) Total (N=434) N % N % N % N % TCC microsporique 18 8,7 23 11,2 17 8,2 58 28,2 TCC trichophytique 45 21,8 45 21,8 37 17,9 127 61,6 TCCT + autres lésions 4 1,9 - - - - 4 1,9 TCCM + autres lésions 2 1,0 - - - - 2 1,0 TCC inflammatoire - - - - 1 0,5 1 0,5 TCC suppurative - - - - 1 0,5 1 0,5 TCC+gale 1 0,5 - - - 1 0,5 Co-infections 4 1,9 - - - - 4 1,9 DPG 2 1,0 - - - - 2 1,0 Autres dermatoses 2 1,0 1 0,5 3 1,4 6 2,9 Total 78 37,9 69 33,5 59 28,6 206 100,0 TCC= Teigne du Cuir Chevelu ;          DPG= Dermatophytie Peau Glabre ; TCT= Teigne du Cuir Chevelu Trichophytique;    TCM= Teigne du Cuir Chevelu Microsporique Ecoles Publiques (N=144) Ecoles Privées (N=149) Ecoles Traditionnelles (N=141) Total (N=434) N % N % N % N % T. soudanense 44 19,3 26 11,4 34 14,9 104 45,6 T. rubrum 29 12,7 20 8,8 20 8,8 69 30,2 T. violaceum 3 1,3 4 1,8 1 0,4 8 3,5 T. tonsurans 1 0,4 - - - - 1 0,4 M. langeronii 7 3,1 16 7,0 12 5,3 35 15,4 M. canis 2 0,9 6 2,6 1 0,4 9 3,9 M. rivalieri - - 1 0,4 - - 1 0,4 M. gypseum - - - - 1 0,4 1 0,4 Total 86 37,7 73 32,0 69 30,3 228 100,0 T: Trichophyton      M: Microsporum n % Trichophyton soudanense 102 23,5 Trichophyton rubrum 67 15,4 Microsporum langeronii 35 8,1 Microsporum canis 9 2,1 Trichophyton violacieum 8 1,8 Co-infection 4 0,9 Trichophyton tonsurans 1 0,2 Microsporum rivalieri 1 0,2 Microsporum gypseum 1 0,2 Stérile(Négatif) 206 47,0 Total 434 100,0

Tableau II : Répartition des différents types de teignes, selon les écoles du district (moughatâa) de Riyadh (Nouakchott, 2019)

Ecoles Publiques (N=144)

Ecoles Privées (N=149)

Ecoles Traditionnelles (N=141)

Total (N=434)

N

%

N

%

N

%

N

%

TCC microsporique

18

8,7

23

11,2

17

8,2

58

28,2

TCC trichophytique

45

21,8

45

21,8

37

17,9

127

61,6

TCCT + autres lésions

4

1,9

-

-

-

-

4

1,9

TCCM + autres lésions

2

1,0

-

-

-

-

2

1,0

TCC inflammatoire

-

-

-

-

1

0,5

1

0,5

TCC suppurative

-

-

-

-

1

0,5

1

0,5

TCC+gale

1

0,5

-

-

-

1

0,5

Co-infections

4

1,9

-

-

-

-

4

1,9

DPG

2

1,0

-

-

-

-

2

1,0

Autres dermatoses

2

1,0

1

0,5

3

1,4

6

2,9

Total

78

37,9

69

33,5

59

28,6

206

100,0

TCC= Teigne du Cuir Chevelu ;          DPG= Dermatophytie Peau Glabre ;

TCT= Teigne du Cuir Chevelu Trichophytique;    TCM= Teigne du Cuir Chevelu Microsporique

  23 in total

1.  [Epidemiology of tinea capitis in outpatients at the Children's Hospital in Rabat (Morocco)].

Authors:  W Oudaina; H Biougnach; S Riane; I El Yaagoubil; R Tangi; L Ajdae; A Agoumi; H Tligui
Journal:  J Mycol Med       Date:  2010-12-28       Impact factor: 2.391

2.  Tinea capitis in schoolchildren from lvory Coast (western Africa). A 1998-1999 cross-sectional study.

Authors:  Eby Ignace Hervé Ménan; Odette Zongo-Bonou; François Rouet; Pulchérie Christiane Kiki-Barro; Williams Yavo; François Névabi N'Guessan; Moussa Koné
Journal:  Int J Dermatol       Date:  2002-04       Impact factor: 2.736

3.  The spectrum of dermatological disorders among primary school children in Dar es Salaam.

Authors:  Ewaldo V Komba; Yassin M Mgonda
Journal:  BMC Public Health       Date:  2010-12-16       Impact factor: 3.295

4.  Tinea capitis in school children from Mauritania: A comparative study between urban and rural areas.

Authors:  O Sy; K Diongue; O Ba; C B Ahmed; M A Elbechir; M S M Abdallahi; M Brahim; B L Baidy; D Ndiaye
Journal:  J Mycol Med       Date:  2020-10-13       Impact factor: 2.391

5.  Characteristics of superficial fungal infections in the Riyadh region of Saudi Arabia.

Authors:  Abdullah Abanmi; Saadia Bakheshwain; Noura El Khizzi; Abdul Rahman Zouman; Samir Hantirah; Fahad Al Harthi; Mohammad Al Jamal; Syeda Sadaf Rizvi; Mohammad Ahmad; Mohammad Tariq
Journal:  Int J Dermatol       Date:  2008-03       Impact factor: 2.736

Review 6.  [Tinea capitis].

Authors:  N Rebollo; A P López-Barcenas; R Arenas
Journal:  Actas Dermosifiliogr       Date:  2008-03

Review 7.  Epidemiological trends in skin mycoses worldwide.

Authors:  Blanka Havlickova; Viktor A Czaika; Markus Friedrich
Journal:  Mycoses       Date:  2008-09       Impact factor: 4.377

8.  Tinea capitis among primary school children in some parts of central Nigeria.

Authors:  Grace M Ayanbimpe; Henry Taghir; Abigail Diya; Samuel Wapwera
Journal:  Mycoses       Date:  2008-04-16       Impact factor: 4.377

9.  [Epidemiological and clinical profile of superficial mycoses in the Monastir region (Tunisia). Retrospective study (1991-1994) of 3578 cases].

Authors:  H Khorchani; H Haouet; M Amri; I Zanned; H Babba; R Azaiz
Journal:  Arch Inst Pasteur Tunis       Date:  1996 Jul-Oct

Review 10.  Surveillance of dermatophytosis in northeast of Iran (Mashhad) and review of published studies.

Authors:  Ali Naseri; Abdolmajid Fata; Mohammad Javad Najafzadeh; Hojjatollah Shokri
Journal:  Mycopathologia       Date:  2013-08-14       Impact factor: 2.574

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