Literature DB >> 35165140

Eric J Eckbo1, Malcolm Hedgcock2, Troy Grennan2.   

Abstract

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Year:  2022        PMID: 35165140      PMCID: PMC8900804          DOI: 10.1503/cmaj.210853-f

Source DB:  PubMed          Journal:  CMAJ        ISSN: 0820-3946            Impact factor:   8.262


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La lymphogranulomatose vénérienne (LGV) est une infection agressive, transmissible sexuellement, causée par des souches particulières de Chlamydia trachomatis

Les souches L1, L2 et L3 sont plus invasives que celles causant la plupart des infections anogénitales1–4. Avant 2004, on observait rarement la lymphogranulomatose vénérienne au Canada, mais depuis, elle est devenue endémique. Entre 2013 et 2020, 2052 isolats de C. trachomatis transmis au Laboratoire national de microbiologie se sont révélés positifs aux souches bactériennes causant la lymphogranulomatose vénérienne (Dr Alberto Severini, Laboratoire national de microbiologie, Winnipeg: communication personnelle, 2021). Des éclosions se poursuivent en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, touchant principalement des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes2–6.

La lymphogranulomatose vénérienne peut présenter un tableau clinique variable qui peut être mal diagnostiqué

Bien que la lymphogranulomatose vénérienne puisse être asymptomatique, le tableau clinique le plus fréquent est un syndrome de rectite où une inoculation anale directe résulte en une rectite hémorragique douloureuse, ressemblant souvent à une maladie inflammatoire de l’intestin1–6. Dans le cas d’un syndrome inguinal, par contre, l’infection s’amorce habituellement par une papule indolore et progresse par la suite en une ulcération et une lymphadénopathie inguinale1,4. Des symptômes systémiques, comme de la fièvre, des malaises et une arthralgie, sont souvent présents2–6.

Les personnes dont les symptômes s’apparentent à une lymphogranulomatose vénérienne ou qui présentent des facteurs de risque devraient procéder à un dépistage de la bactérie C. trachomatis au moyen d’un test d’amplification des acides nucléiques (TAAN)

On doit insérer des écouvillons à 2 ou 3 cm à l’intérieur du canal anal; alternativement, des écouvillons peuvent être collectés par visualisation directe lors d’une anuscopie. On peut aussi examiner des aspirats de nœud lymphoïde et des écouvillonnages de lésions génitales suspectes par essai d’amplification de l’acide nucléique. Dans plusieurs centres canadiens, des écouvillonnages rectaux positifs à la bactérie C. trachomatis subiront automatiquement des analyses additionnelles pour déterminer le sérotype de la lymphogranulomatose vénérienne.

Le traitement contre la lymphogranulomatose vénérienne est de plus longue durée que ceux réservés à d’autres formes de chlamydia

Les lignes directrices canadiennes1 recommandent de la doxycycline sous forme orale (100 mg, 2 fois par jour) pour 21 jours comme traitement de première intention. On devrait procéder à un contrôle bactériologique 3 semaines après la fin du traitement. Si on ne la traite pas, la lymphogranulomatose vénérienne peut entraîner des destructions tissulaires irréversibles, des scarifications, des fistules et des obstructions lymphatiques1–6.

Les partenaires sexuels d’une personne diagnostiquée devraient être empiriquement traités avec le même schéma thérapeutique que celui de cette personne, en attendant les résultats du test

Tous les partenaires sexuels des 60 derniers jours d’un patient présentant une apparition des symptômes devraient aussi être dépistés pour la lymphogranulomatose vénérienne; ceux qui présentent un résultat positif nécessitent un suivi clinique additionnel, dont un contrôle bactériologique et une enquête de la santé publique. Le JAMC vous invite à soumettre vos textes pour la rubrique « Cinq choses à savoir … » en ligne à http://mc.manuscriptcentral.com/cmaj.
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Review 1.  Lymphogranuloma venereum.

Authors:  D Mabey; R W Peeling
Journal:  Sex Transm Infect       Date:  2002-04       Impact factor: 3.519

2.  Proctocolitis caused by lymphogranuloma venereum.

Authors:  Edward Weiss; Marie Sano
Journal:  CMAJ       Date:  2018-03-19       Impact factor: 8.262

Review 3.  Emerging and Reemerging Sexually Transmitted Infections.

Authors:  Deborah A Williamson; Marcus Y Chen
Journal:  N Engl J Med       Date:  2020-05-21       Impact factor: 91.245

4.  Substantial underdiagnosis of lymphogranuloma venereum in men who have sex with men in Europe: preliminary findings from a multicentre surveillance pilot.

Authors:  Michelle Jayne Cole; Nigel Field; Rachel Pitt; Andrew J Amato-Gauci; Josip Begovac; Patrick D French; Darja Keše; Irena Klavs; Snjezana Zidovec Lepej; Katharina Pöcher; Angelika Stary; Horst Schalk; Gianfranco Spiteri; Gwenda Hughes
Journal:  Sex Transm Infect       Date:  2019-06-23       Impact factor: 3.519

5.  Lymphogranuloma venereum in Quebec: Re-emergence among men who have sex with men.

Authors:  C A Boutin; S Venne; M Fiset; C Fortin; D Murphy; A Severini; C Martineau; J Longtin; A C Labbé
Journal:  Can Commun Dis Rep       Date:  2018-02-01
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