Literature DB >> 35148919

[The incidence of hand trauma the COVID-19 epidemic setting].

A Buffet1, C Bouteille2, L Obert2, F Loisel2, I Pluvy2.   

Abstract

OBJECTIVES: In France, a lockdown was enforced from March 17 to May 11, 2020. It was renewed with different modalities from April 3 to May 3, 2021. Our objective was to compare the epidemiology of hand and wrist trauma injuries during these periods to a control period, with the hypothesis of a decreased incidence of hand and wrist trauma.
METHODS: Patients consulting at a trauma emergency center of a university hospital labeled SOS-Mains were included during lockdowns, and were compared with a control group who consulted during an equivalent period in 2019. We retrospectively collected demographic and clinical data in relation to hand and wrist injuries.
RESULTS: During lockdowns, there was an increase in these injuries relative to the total number of patients (from 16% to 22% and 18%). We found a decrease during the first lockdown in the number of fractures, amputations, burns, infections, injuries secondary to a work accident and isolated wounds but a significantly higher proportion of tendon and vasculonervous injuries in the first lockdown (12% vs. 4%).
CONCLUSIONS: In first lockdown, the incidence of hand and wrist injuries decreased, but there was an increase in tendon and microsurgical injuries. This may be explained by the change in leisure activities. This underlines the importance of preventive measures concerning the risks related to some activities (use of sharp/motorized tools) in this context of health crisis.
Copyright © 2022 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.

Entities:  

Keywords:  COVID-19; Confinement; Hand emergencies; Lockdown; SOS mains; SOS-mains; Urgences mains

Mesh:

Year:  2022        PMID: 35148919      PMCID: PMC8784619          DOI: 10.1016/j.anplas.2022.01.002

Source DB:  PubMed          Journal:  Ann Chir Plast Esthet        ISSN: 0294-1260            Impact factor:   0.750


Introduction

La pandémie du SARS-CoV-2 responsable de la COVID-19 a profondément modifié l’organisation des structures de soins dans le monde [1]. Au niveau européen, l’épidémie a émergé à partir de janvier 2020 avant de connaître une croissance fulgurante imposant certains gouvernements à confiner les populations. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’a déclarée une urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier 2020 [2], puis l’a reclassée en pandémie le 11 mars 2020. En l’absence de vaccin ou de mesures curatives, le gouvernement français a décidé de mettre en place un confinement du 17 mars 2020 au 11 mai 2020, afin de réduire les contacts au sein de la population et la diffusion de la COVID-19 [3]. Il a été renouvelé entre le 3 avril et le 3 mai 2021, avec différentes modalités (sorties autorisées sur une courte durée en journée, travail en présentiel maintenu si le télétravail était impossible, existence de vaccins anti-COVID-19 proposés dans la population…). Cela a eu pour conséquences une modification des activités professionnelles (chômage partiel, télétravail) et de loisirs (augmentation du temps passé au domicile). L’objectif de cette étude était d’évaluer et d’analyser l’incidence et l’épidémiologie des lésions traumatiques de la main et du poignet entre deux groupes de patients pris en charge pendant ces périodes de confinements (groupes cas) comparés à un groupe de patients témoin. L’hypothèse principale était l’observation d’une diminution des traumatismes de la main et du poignet pendant les périodes de confinements.

Matériels et méthodes

Il s’agissait d’une étude épidémiologique descriptive, rétrospective, monocentrique de type cas-témoin.

Population

Tous les patients nécessitant des soins et une consultation urgente pour des blessures à la main et/ou au poignet aux urgences de traumatologie d’un centre hospitalo-universitaire, du 17 mars au 11 mai 2020, du 3 avril au 3 mai 2021, pendant la période témoin du 17 mars au 11 mai 2019, ont été inclus. Les critères d’exclusions étaient un âge inférieur à 15 ans (urgences pédiatriques) ainsi que les traumatismes n’intéressant pas la main ou le poignet.

Données

Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux informatisés des urgences traumatologiques, à la recherche de blessures de la main et du poignet. Celles-ci ont été classées selon la 10e édition de la Classification internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-10) et anonymisées dans un fichier informatique (logiciel Microsoft Excel 2016). Nous avons colligé les caractéristiques démographiques (âge, tabagisme, sexe, profession, main dominante, contexte lésionnel, temps d’attente aux urgences, délai de consultation après traumatisme initial) et médicales des patients (statut COVID, type de lésions, localisation). Ces données ont ensuite été réparties en plusieurs catégories : fractures (phalange, métacarpe, carpe et radius distal), lésions cutanées isolées (plaies ouvertes requérant une suture mais sans lésions sous-jacentes), lésions microchirurgicales (nerfs, artères, pédicule vasculonerveux), lésions tendineuses (fléchisseurs, extenseurs), infections (périonyxis, abcès, ostéite, ostéoarthrite, phlegmon, autres), brûlures (premier degré, second degré superficiel, second degré profond) et amputations. Devant la hausse des lésions microchirurgicales subjective perçue au sein de notre centre lors du confinement de 2020, il a été décidé de mettre en place une campagne de prévention concernant les accidents domestiques et les blessures de la main avant celui de 2021. Cette campagne a pris la forme d’interviews de chirurgiens spécialistes en chirurgie de la main retransmises à la télévision régionale, dans les journaux régionaux et podcast locaux, relayées par la cellule d’information du CHU rappelant les éléments essentiels de prévention à destinée de la population générale, informant des risques de lésions de mains et de la nécessité de consulter en urgence le cas échéant.

Analyse statistique

Les variables qualitatives ont été décrites par leur effectif et pourcentage. Les variables quantitatives ont été décrites par leur moyenne et écart-type, leur normalité a été vérifiée par le test de Shapiro–Wilk. L’analyse bivariée des variables qualitatives a été réalisée à l’aide du test du Chi2 de Pearson ou du test exact de Fisher. Pour les variables quantitatives, le test non paramétrique de Wilcoxon a été utilisé. Une valeur de p  ˂ 0,05 était considérée comme significative. Ces analyses ont été effectuées avec le logiciel R version 3.6.3 (http://www.cran.r-project.org/).

Résultats

Nous avons inclus 490 (16 %) patients parmi les 3046 entrées aux urgences en 2019, 318 (22 %) parmi les 1428 consultations en 2020, et 269 (18 %) parmi les 1479 consultations en 2021 (Fig. 1 ). La proportion de lésions de la main était statistiquement plus élevée en 2020 par rapport à 2019 et 2021 (p  < 0,001). Le confinement de 2020 a engendré une baisse de 35 % du nombre de consultations pour lésion traumatique de la main ou du poignet par rapport à l’année témoin de 2019.
Figure 1

Diagramme de flux pour 2019–2020–2021.

Diagramme de flux pour 2019–2020–2021. Les principales caractéristiques démographiques sont détaillées dans le Tableau 1 .
Tableau 1

Caractéristiques épidémiologiques des patients inclus 2019–2020–2021.

2019%2020%2021%p
Nombre490318269
Fumeurs9319,06119,28330,90,63b
Âge moyen (année)42,744,7420,3a
 < 205110,4268,2269,7
 20–3515130,810031,48732,3
 36–5011523,58125,56423,8
 51–659519,45116,06223,0
 > 656813,96018,93011,2
Temps d’attente moyen (min)1921701610,001a
Hospitalisation6813,94614,5165,90,002b
Genre0,83b
 Homme34869,021367,018368,0
 Femme15231,010533,08632,0
Profession< 0,001b
 Étudiant339,3186,8218,1
 Retraité6819,26524,54617,8
 Travailleur manuel16947,712346,48934,4
 Travailleur non-manuel6317,84316,29034,7
 Sans emploi215,9166,0135,0
 Inconnu13627,85316,7103,7
Date traumatisme
 Jour même37576,524878,022182,2
 La veille6012,23410,7238,6
 < 7 jours387,8206,3103,7
 > 7 jours153,1134,1155,6
 > 1 mois20,430,900,0
Dominance0,26b
 Main dominante19048,012443,713151,0
 Main non dominante20652,016056,312649,0
 Inconnu9419,23410,7124,5
Contexte0,29b
 Morsure133,082,793,3
 Domestique28565,422274,716059,5
 Agricole255,7206,762,2
Accident travail11325,94715,85119,00,01b

Test de Kruskal–Wallis.

Test du Chi2.

Caractéristiques épidémiologiques des patients inclus 2019–2020–2021. Test de Kruskal–Wallis. Test du Chi2. Il n’est pas observé de différence significative entre 2019, 2020 et 2021 concernant les variables épidémiologiques à l’exception d’un tabagisme accru en 2021 (31 %), non significatif. La proportion des amputations digitales liée aux accidents de travail est de 26 % en 2019 et de 25 % pendant les confinements de 2020 et 2021. Celle liées aux accidents de la vie courante est 74 % en 2019 et 75 % en 2020 et 2021. Il y a eu significativement moins d’accidents de travail en 2020 (16 %) et 2021 (19 %). Concernant la prévalence du COVID-19, deux patients ont été suspectés, et aucun n’a été un cas avéré. La Fig. 2 illustre la répartition hebdomadaire de patient en 2019, 2020 et 2021. Nous notons une incidence moyenne quotidienne de 9,0 patients en semaine et 8,6 en week-end pour 2019, similaire à celle de 2021 (9 patients en semaine, 8,5 en week-end). En 2020, cette incidence était de 5,8 en semaine et 5,4 pour les week-ends.
Figure 2

Répartition hebdomadaire des patients en 2019–2020–2021.

Répartition hebdomadaire des patients en 2019–2020–2021. Les différentes pathologies recensées sont reportées dans le Tableau 2 et la Fig. 3 . Il y a significativement plus de lésons microchirurgicales en 2020 par rapport à 2019 et 2021 (11,9 vs 4,3 et 3,7). De même il y a significativement plus de plaies isolées en 2021 par rapport à 2019 et 2020 (55,8 % vs 43,5 et 41,8).
Tableau 2

Détails des pathologies évaluées en 2019–2020–2021.

2019%2020%2021%p
Fracture16734,110533,07929,40,4a
 Radius distal7314,94514,2228,2
 Radius distal ouverte10,210,300,0
 Os du carpe81,651,651,9
 Métacarpe377,6185,7248,9
 Phalange4910,03711,62810,4
Plaies cutanées isolées21343,513341,815055,80,001a
Lésions tendineuses6413,15517,33312,30,15a
 Fléchisseur224,5257,9124,5
 Extenseur428,6309,4217,8
Lésions microchirurgicales214,33711,6103,7< 0,001a
 Nerfs61,2113,541,5
 Artères10,230,900,0
 Pédicule vasculonerveux142,9247,562,2
Infection449,0196,0124,50,05a
 Périonyxis234,751,641,5
 Abcès10,220,620,7
 Arthrite/ostéite40,841,331,1
 Phlegmon102,041,320,7
 Autres61,241,310,4
Brûlures112,220,631,10,16b
 Premier degré10,210,300,0
 Deuxième degré superficiel91,810,320,7
 Deuxième degré profond10,200,010,4
Amputation193,982,541,50,16b

Chi2.

Fisher.

Figure 3

Répartition par type de pathologies en 2019–2020–2021.

Détails des pathologies évaluées en 2019–2020–2021. Chi2. Fisher. Répartition par type de pathologies en 2019–2020–2021.

Discussion

Le service étudié, qui englobe les urgences traumatologiques, est exclusivement géré par l’équipe de chirurgie orthopédique et plastique. Il est centre de référence régional pour la traumatologie et est accrédité SOS main par la FÉdération des Services d’Urgence de la Main (FESUM). Durant la première période de confinement, l’incidence des urgences de la main a diminuée, passant de 490 à 318. Il a été observé en parallèle une augmentation relative des urgences de la main de 16 % en 2019 à 22 % en 2020 et 18 % en 2021. Nous constatons une baisse d’activité concernant les urgences de mains et de poignet, sans modifications majeures du profil épidémiologique des patients (à l’exception d’un plus grand pourcentage de fumeurs en 2021) mais une nette augmentation des lésions relevant d’un geste microchirurgical lors du premier confinement (12 %), ce pourcentage de lésions microchirurgicales diminuant lors du second en 2021 (4 %). Durant le premier confinement, la diminution d’activité professionnelle se traduit par une baisse significative des accidents de travail mais une stabilité des accidents de la vie courante, comme l’ont montré d’autres auteurs [4], [5], [6]. Nous constatons une augmentation des lésions microchirurgicales, ainsi qu’un pourcentage plus important de lésions tendineuses. Avec la hausse des accidents de la vie courante, cela pourrait être une conséquence du changement d’activité de notre population, traduisant une hausse de manipulation d’objets tranchants, d’outils électriques ou motorisés (cuisine, jardinage…) dans une population peu sensibilisée aux risques de ces instruments. La modification des activités de loisirs peut entraîner des traumatismes chez des patients à plus haut risque COVID-19 : les blessures de main dans le travail du bois dans le cadre d’un loisir concernent des patients plus âgés et à une fréquence plus élevée [7]. Il faut toutefois noter une diminution des amputations digitales en 2020 et 2021. Nous nous sommes également intéressés à la répartition quotidienne des consultations aux urgences, partant de l’hypothèse qu’un confinement strict entraînerait un certain nivellement dans l’activité chirurgicale et effacerait de possibles pics d’activités lors des périodes de week-end, plus traditionnellement associées aux activités domestiques notamment de jardinage. Nous avons observé une baisse du nombre de patients témoignant en début de premier confinement (semaines 1 à 3) d’une phase de sidération, suivie d’une hausse progressive (semaine 4 et 5) parfois plus importante qu’en période témoin, traduisant une probable augmentation des activités de loisirs domestiques. Lors du second confinement, avec des modalités moins strictes (autorisation des sorties sur une courte période, ouverture d’un plan grand nombre de magasins) et une appréhension du COVID-19 peut être moins importante, la fréquentation quotidienne en 2021 est devenue similaire à celle de 2019. Une augmentation du délai de consultation liée à la crainte de contracter le virus de la COVID-19 à l’hôpital aurait pu être observé [8] mais il n’y pas eu de modifications de délai de consultation entre 2019 et 2020. Ce délai est également stable en 2021. Il faut souligner que le temps d’attente aux urgences a diminué lors des confinements, ce résultat pouvant s’expliquer par une diminution des consultations pour des motifs bénins. Malgré une hiérarchisation de la prise en charge des patients dans un service d’urgence, il est important de noter que lors d’une période de diminutions des consultations pour des motifs bénins, le temps d’attente est diminué de près de 20 à 30 minutes. L’épidémie de la COVID-19 engendre des problématiques hospitalières bien spécifiques. Lors de la première vague, les équipes ont dû faire face à une gestion logistique des stocks de matériel/produits d’anesthésie mais également la diminution des ressources humaines sollicités en réanimation. La prise en charge au bloc opératoire de ces lésions microchirurgicales requiert la disponibilité de personnel soignant, dans un contexte de crise sanitaire pouvant nettement augmenter les besoins intra-hospitaliers. Bien que l’anesthésie générale soit rarement nécessaire dans ces types de chirurgies, avec l’anesthésie locorégionale comme technique de référence, les modifications d’organisations peuvent nous faire réfléchir à l’utilisation raisonnée et proportionnée de technique alternative dans des indications bien précises (ex : technique d’anesthésie WALANT pour Wide Awake Local Anesthesia and No Tourniquet) [9], [10] en concertation avec nos collègues anesthésistes. À la lumière de notre étude, il semblerait pertinent que des mesures de préventions concernant les accidents domestiques soient rappelées en début d’une période de confinement, pendant la phase de sidération où la fréquentation aux urgences semble être minime. Les résultats liés à une campagne de prévention réalisée durant le confinement britannique semblent conforter cette hypothèse [11]. Notre étude ne permet cependant pas de conclure à un effet bénéfique des mesures de préventions prises sur l’incidence et la gravité des lésions de la main et du poignet pour la dernière période de confinement. Ces mesures de préventions peuvent prendre la forme de consignes de sécurité comme le port de gants ou de précautions lors d’utilisation d’outils électriques [12] ou l’apprentissage de gestes dangereux à éviter [7] lors de campagnes nationales de prévention des accidents de la main [13]. Pour notre part, ces mesures ont pris la forme d’une interview télévisée ainsi que de messages dans les journaux locaux avertissant sur les dangers du bricolage sans précautions adaptées et l’importance de consulter un centre SOS mains rapidement en cas de lésions. À l’avenir, nous pourrions imaginer d’autres moyens et réseaux de communications afin de renforcer notre message : masterclass/« happening » sur la prévention en collaboration avec des enseignes de bricolage ou d’outillage, « permis » d’utilisation de certains outils et appareils domestiques en location, à destinée de personnes moins sensibilisées aux risques de ces outils. Notre étude comporte certaine limite marquée premièrement par son caractère monocentrique, limitant l’extrapolation de nos résultats, car la population étudiée présente une proportion de travailleurs manuels plus importante que la moyenne française (première région industrielle de France d’après l’Insee 2016). Le caractère rétrospectif est une seconde limite avec notamment certaines données manquantes comme la profession précise des patients ne nous permettant pas de conclure pour près de 30 % pour l’année 2019 et 17 % pour 2020. Enfin, la durée du confinement en 2021 était plus courte par rapport aux années précédentes.

Conclusion

En période de confinements en 2020 et 2021, s’il a été observé une diminution générale de l’incidences des traumatismes de la main et du poignet, ces lésions étaient, en proportion, plus importante. Lors du confinement strict de 2020, il a même été noté un plus grand nombre de plaie vasculonerveuses nécessitant une suture microchirurgicale. En situation sanitaire dégradée, où les effectifs et équipements médicaux peuvent faire défaut, il nous semble donc primordial de rappeler l’importance de la prévention. La baisse en 2021 des différentes lésions de mains (microchirurgicales, fractures, tendineuses, amputation, infection), période de confinement consécutive à notre campagne de prévention, est un argument supplémentaire à cette conclusion.

Déclaration de liens d’intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
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1.  Experience of a national campaign for hand trauma prevention in France.

Authors:  P Bellemere; J C Guimberteau
Journal:  Handchir Mikrochir Plast Chir       Date:  2013-12-19       Impact factor: 1.018

2.  Woodworking injuries: a comparative study of work-related and hobby-related accidents.

Authors:  F Loisel; S Bonin; L Jeunet; J Pauchot; Y Tropet; L Obert
Journal:  Chir Main       Date:  2014-07-10

3.  A protocol for wide awake local anaesthetic no tourniquet (WALANT) hand surgery in the context of the coronavirus disease 2019 (COVID-19) pandemic.

Authors:  Dorian Hobday; Ted Welman; Niamh O'Neill; Gurjinderpal Singh Pahal
Journal:  Surgeon       Date:  2020-06-30       Impact factor: 2.392

4.  Clinical Characteristics of Coronavirus Disease 2019 in China.

Authors:  Wei-Jie Guan; Zheng-Yi Ni; Yu Hu; Wen-Hua Liang; Chun-Quan Ou; Jian-Xing He; Lei Liu; Hong Shan; Chun-Liang Lei; David S C Hui; Bin Du; Lan-Juan Li; Guang Zeng; Kwok-Yung Yuen; Ru-Chong Chen; Chun-Li Tang; Tao Wang; Ping-Yan Chen; Jie Xiang; Shi-Yue Li; Jin-Lin Wang; Zi-Jing Liang; Yi-Xiang Peng; Li Wei; Yong Liu; Ya-Hua Hu; Peng Peng; Jian-Ming Wang; Ji-Yang Liu; Zhong Chen; Gang Li; Zhi-Jian Zheng; Shao-Qin Qiu; Jie Luo; Chang-Jiang Ye; Shao-Yong Zhu; Nan-Shan Zhong
Journal:  N Engl J Med       Date:  2020-02-28       Impact factor: 91.245

5.  The COVID-19 Pandemic: The effect on hand trauma in Europe's busiest major trauma centre.

Authors:  T Welman; D Hobday; K El-Ali; G S Pahal
Journal:  J Plast Reconstr Aesthet Surg       Date:  2020-11-12       Impact factor: 2.740

6.  Variation in volumes and characteristics of hand trauma patients seen during the early COVID-19 lockdown in a central London Plastic Surgery Unit.

Authors:  S Rinkoff; B Jemec
Journal:  Br J Surg       Date:  2020-09-09       Impact factor: 6.939

7.  How hand and wrist trauma has changed during covid-19 emergency in Italy: Incidence and distribution of acute injuries. What to learn?

Authors:  Andrea Poggetti; Andrea Del Chiaro; Anna Maria Nucci; Chiara Suardi; Sandra Pfanner
Journal:  J Clin Orthop Trauma       Date:  2020-09-09

8.  Impact of the COronaVIrus Disease 2019 lockdown on hand and upper limb emergencies: experience of a referred university trauma hand centre in Paris, France.

Authors:  Rémy Pichard; Luc Kopel; Quentin Lejeune; Rafik Masmoudi; Emmanuel H Masmejean
Journal:  Int Orthop       Date:  2020-06-02       Impact factor: 3.075

9.  Maintaining Access to Orthopaedic Surgery During Periods of Operating Room Resource Constraint: Expanded Use of Wide-Awake Surgery During the COVID-19 Pandemic.

Authors:  Justin J Turcotte; Benjamin M Petre; Christopher M Jones; Jeffrey M Gelfand
Journal:  J Am Acad Orthop Surg Glob Res Rev       Date:  2020-12-15

Review 10.  The psychological impact of quarantine and how to reduce it: rapid review of the evidence.

Authors:  Samantha K Brooks; Rebecca K Webster; Louise E Smith; Lisa Woodland; Simon Wessely; Neil Greenberg; Gideon James Rubin
Journal:  Lancet       Date:  2020-02-26       Impact factor: 79.321

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