Literature DB >> 34860694

Qazi Zain Sohail1, Karima Khamisa2.   

Abstract

Entities:  

Year:  2021        PMID: 34860694      PMCID: PMC8248455          DOI: 10.1503/cmaj.202384-f

Source DB:  PubMed          Journal:  CMAJ        ISSN: 0820-3946            Impact factor:   8.262


× No keyword cloud information.
Les porphyries aiguës sont des troubles génétiques rares qui se manifestent par des symptômes neurologiques et systémiques, notamment des douleurs abdominales, une hyponatrémie et des crises. En cas de suspicion de porphyrie, un dépistage urinaire doit être effectué. Si un dépistage urinaire de la porphyrie est positif, le traitement de la porphyrie aiguë ne doit pas être retardé. L’identification et l’évitement des déclencheurs, une alimentation riche en glucides, l’administration d’hémine par voie intraveineuse et des soins de soutien sont les principaux traitements de la porphyrie aiguë. Une femme blanche de 29 ans, ayant des antécédents d’hypothyroïdie et une résection intestinale partielle à distance pour appendice perforé, s’est présentée à notre hôpital; elle avait depuis quelques jours des crampes soudaines, des douleurs abdominales basses diffuses et non irradiantes, des nausées, des vomissements et des diarrhées aqueuses. Après confirmation d’une grossesse intra-utérine de 4 semaines, elle a reçu son congé du service des urgences avec un diagnostic de nausées et vomissements de la grossesse (nausées matinales). Cependant, à sa troisième présentation sur 2 jours avec des symptômes progressifs, elle a été admise pour l’administration d’analgésiques et de solutions par voie parentérale. La patiente présentait d’excellentes capacités fonctionnelles avant cet épisode aigu et n’avait aucun antécédent de douleurs abdominales récurrentes, d’allergies, de prise de médicaments ou de suppléments, de consommation de drogues à usage récréatif, d’exposition à des métaux lourds, de voyages récents ou de contacts avec des malades. Son partenaire a confirmé cette information. La revue des systèmes n’a pas évoqué d’autres causes des douleurs abdominales aiguës (tableau 1)1. À l’examen, la patiente était afébrile, avec une tension artérielle de 144/87 mm Hg et une fréquence cardiaque de 82 battements par minute; sa saturation en oxygène était de 100 % par oxymétrie de pouls à l’air ambiant. Elle présentait une sensibilité diffuse de l’abdomen, et les résultats de ses examens neurologiques, cardiovasculaires, respiratoires et cutanés étaient sans particularité.
Tableau 1:

Considérations pour le diagnostic différentiel des douleurs abdominales aiguës1

Chirurgie

Occlusion intestinale

Viscères perforés

Colite ischémique

Pathologie de l’arbre biliaire

Pancréatite

Obstruction urétérale

Anévrisme de l’aorte abdominale

Torsion ovarienne

Trauma

Drogues et toxines

Consommation de cocaïne

Saturnisme

Maladies infectieuses

Gastroentérite

Hépatite

Infection génito-urinaire

Zona

Enjeux métaboliques

Maladies inflammatoires de l’intestin

Acidocétose diabétique

Hypercalcémie

Insuffisance surrénale

Porphyrie aiguë

Douleur référée

Cardiaque : infarctus du myocarde, péricardite

Pulmonaire : pneumonie, embolie pulmonaire, pathologie pleurale (p. ex., épanchement, pneumothorax)

Œsophagienne : spasme œsophagien, reflux gastrique

Musculosquelettique : comme la douleur thoracique

Compression de la moelle épinière ou des racines nerveuses

Torsion testiculaire

Autres

Syndrome du côlon irritable

Intolérance au lactose

Douleur abdominale fonctionnelle

Troubles psychiatriques

Fièvre méditerranéenne familiale

Déficit en inhibiteur de l’estérase C1

Considérations pour le diagnostic différentiel des douleurs abdominales aiguës1 Occlusion intestinale Viscères perforés Colite ischémique Pathologie de l’arbre biliaire Pancréatite Obstruction urétérale Anévrisme de l’aorte abdominale Torsion ovarienne Trauma Consommation de cocaïne Saturnisme Gastroentérite Hépatite Infection génito-urinaire Zona Maladies inflammatoires de l’intestin Acidocétose diabétique Hypercalcémie Insuffisance surrénale Porphyrie aiguë Cardiaque : infarctus du myocarde, péricardite Pulmonaire : pneumonie, embolie pulmonaire, pathologie pleurale (p. ex., épanchement, pneumothorax) Œsophagienne : spasme œsophagien, reflux gastrique Musculosquelettique : comme la douleur thoracique Compression de la moelle épinière ou des racines nerveuses Torsion testiculaire Syndrome du côlon irritable Intolérance au lactose Douleur abdominale fonctionnelle Troubles psychiatriques Fièvre méditerranéenne familiale Déficit en inhibiteur de l’estérase C1 Au cours des jours suivants, sa douleur s’est aggravée progressivement et elle a dû recevoir jusqu’à 20 mg d’hydromorphone par jour au moyen d’un dispositif d’administration continue ambulatoire. Elle est également devenue hypertensive et a décrit des hésitations urinaires; nous l’avons traitée avec du labétalol pour contrôler la tension artérielle, et avec de la pyridoxine-doxylamine, du dimenhydrinate et du métoclopramide pour les nausées. Les résultats des examens de laboratoire étaient pour la plupart dans les limites de la normale, à l’exception d’une légère acidose métabolique probablement secondaire à une cétose de famine (avec une glycémie normale). La patiente présentait une hyponatrémie compatible avec un syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH), et son taux d’aminotransférase (ALT) était légèrement élevé (tableau 2). La radiographie du thorax était normale, et l’électrocardiogramme montrait un rythme sinusal normal avec une possible arythmie sinusale. Compte tenu de ses antécédents chirurgicaux, nous avons demandé une échographie abdominale et des examens d’imagerie par résonance magnétique qui, à part un simple hydrosalpinx gauche, n’ont révélé aucune pathologie des voies hépatobiliaires, génito-urinaires ou gastro-intestinales. L’échographie Doppler de la veine porte n’a pas montré de thrombus pouvant expliquer l’élévation de l’ALT.
Tableau 2:

Sommaire des résultats d’examens de laboratoire de la patiente

AnalyseRésultat (valeurs normales)
Hémoglobine (g/L)149 (115–155)
Volume corpusculaire moyen (fL)83,9 (80–100)
Globules blancs (× 109/L)7,5 (3,5–10,5)
Thrombocytes (× 109/L)184 (130–380)
Sodium (mmol/L)139 (136–144)
Potassium (mmol/L)4,1 (3,5–5,1)
Créatinine (μmol/L)49 (49–84)
Bicarbonate (mmol/L)20 (19–30)
Calcium (mmol/L)2,42 (2,24–2,58)
Albumine (g/L)46 (36–47)
Aspartate aminotransférase (UI/L)24 (2–25)
Alanine aminotransférase (UI/L)31 (6–30)
Phosphatase alcaline (UI/L)49 (46–118)
Bilirubine totale (μmol/L)18 (≤ 11)
Lactate (mmol/L)1,2 (0,25–2,5)
Lipase (UI/L)31 (14–85)
Gonadotrophine chorionique humaine (mUI/mL)1672 (≤ 5)
Sodium dans l’urine (mEq/L)172
Osmolalité (mOsm/kg)269 (280–295)
Osmolalité urinaire (mOsm/kg)794 (50–1 200)
Protéines C réactives (mg/L)0,4 (< 10)
Thyréostimuline (mUI/L)1,88 (0,27–4,2)
Dépistage de la porphyrie dans l’urinePositif
Analyse quantitative des porphyrines
Porphobilinogène désaminase sérique (μmol/L)27 (29–49)
Rapport porphobilinogène/créatinine urinaire (μmol/mmol Cr)4,3 (< 0,8)
Rapport acide aminolévulinique/créatinine urinaire (μmol/mmol Cr)14,1 (< 5)
Analyse quantitative de la porphyrine urinaire (nmol/mmol Cr)

Uroporphyrine I : 204,6 (élevée)

Uroporphyrine III : 34,4 (élevée)

Coproporphyrine I : 316,8 (élevée)

Coproporphyrine III : 1113,6 (élevée)

Analyse quantitative de la porphyrine fécale (nmol/g)

Coproporphyrine III : 2376,1 (≤ 12)

Coproporphyrine I : 252,2 (≤ 13)

Protoporphyrine : 6,5 (≤ 38)

Sommaire des résultats d’examens de laboratoire de la patiente Uroporphyrine I : 204,6 (élevée) Uroporphyrine III : 34,4 (élevée) Coproporphyrine I : 316,8 (élevée) Coproporphyrine III : 1113,6 (élevée) Coproporphyrine III : 2376,1 (≤ 12) Coproporphyrine I : 252,2 (≤ 13) Protoporphyrine : 6,5 (≤ 38) Compte tenu de la numération leucocytaire normale de la patiente, de l’absence de fièvre, des écouvillons cervicaux négatifs pour la chlamydia et la gonorrhée, de l’écouvillon nasopharyngé négatif pour la maladie à coronavirus 2019, et de l’analyse et de la culture d’urine normales, nous avons exclu une cause infectieuse pour ses douleurs abdominales et ses nausées. Un taux normal de protéine C réactive et une imagerie abdominale plaidaient en défaveur d’une maladie inflammatoire de l’intestin et d’autres affections auto-immunes1. En raison des antécédents chirurgicaux de la patiente, notre diagnostic de travail était alors une douleur médiée par la présence d’une cicatrice sur utérus gravide. Cependant, étant donné les douleurs abdominales persistantes et intraitables, l’hésitation urinaire, l’hypertension suggérant une dysrégulation autonome et le SIADH, nous avons envisagé la possibilité d’une porphyrie et demandé un dépistage urinaire, qui s’est révélé positif le dixième jour (tableau 2). Nous avons diagnostiqué une porphyrie aiguë, probablement déclenchée par la grossesse. L’analyse quantitative du même échantillon d’urine a permis d’observer un rapport porphobilinogène-créatinine urinaire élevé. L’analyse complète des porphyrines dans les urines et les selles a révélé des taux de coproporphyrine sensiblement élevés avec une protoporphyrine normale, ce qui a confirmé le diagnostic de coproporphyrie héréditaire. En raison de la gravité de la crise, nous avons décidé de mettre en place une perfusion de produit à base d’hémine obtenu de la Société canadienne du sang (Panhematin) qui corrige la carence en hème dans le foie et régule à la baisse les précurseurs de porphyrine à l’origine des crises aiguës2. Après avoir consulté le site Internet de l’American Porphyria Foundation, nous avons cessé d’administrer la pyridoxine-doxylamine, le dimenhydrinate et le métoclopramide, qui peuvent exacerber les épisodes de porphyrie aiguë3. Nous avons également prescrit une charge élevée de glucides. Les symptômes de la patiente se sont améliorés après 4 jours de perfusion d’hémine et elle a été renvoyée chez elle avec une faible dose d’hydromorphone, qui a été interrompue peu après. Lors du suivi à 1 mois, les symptômes de nausée de la patiente s’étaient améliorés, sa douleur était bien contrôlée avec une analgésie minimale, et sa tension artérielle et son taux de sodium plasmatique s’étaient normalisés. La famille de la patiente a confirmé que sa grand-mère paternelle avait signalé des épisodes intermittents d’urine violette. La patiente et son père ont finalement été testés positifs pour la mutation génique responsable de la coproporphyrie héréditaire, bien que son père reste asymptomatique. En préparation du travail et de l’accouchement, nous avons surveillé la réapparition de tous les symptômes et signes cliniques de la porphyrie aiguë et évité l’hypoglycémie et les médicaments connus pour déclencher des crises. La patiente a accouché d’un bébé en bonne santé.

Discussion

Profil épidémiologique

Le terme « porphyrie aiguë » désigne un groupe de maladies génétiques rares caractérisées par diverses déficiences enzymatiques dans la voie de biosynthèse de l’hème4,5. Le sous-type le plus courant de porphyrie aiguë est la porphyrie aiguë intermittente; les autres comprennent la porphyrie variegata, la coproporphyrie héréditaire et la très rare porphyrie par déficit en acide aminolévulinique déshydratase4,5. Les porphyries symptomatiques combinées ont une prévalence estimée à 10 par million dans les populations européennes, la porphyrie aiguë intermittente étant environ 2 fois plus fréquente que la porphyrie variegata et 6 fois plus fréquente que la coproporphyrie héréditaire6. Ces affections sont autosomiques dominantes, avec une pénétrance incomplète, et, par conséquent, les porteurs d’une mutation génique peuvent ne jamais avoir de crises aiguës6. Les symptômes se manifestent généralement chez les jeunes femmes entre la deuxième et la quatrième décennie de leur vie5,7.

Manifestations cliniques

Les symptômes et signes habituels des crises aiguës comprennent des douleurs abdominales diffuses (jusqu’à 90 % des patients), des nausées, des vomissements ou des modifications des habitudes d’évacuation intestinale, une urine qui devient foncée lorsqu’elle est exposée à la lumière et une hyponatrémie due à une sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique ou à une perte de sel rénale pouvant précipiter les crises5. Les patients peuvent également présenter des symptômes neuropsychiatriques tels que des troubles de l’humeur, une psychose, des modifications du comportement, un dysfonctionnement autonome, une neuropathie périphérique sensorielle ou motrice, voire une détresse respiratoire5. Des lésions cutanées bulleuses peuvent être associées à une porphyrie variegata (50 % des patients) et à une coproporphyrie héréditaire (< 20 % des patients)5. Un rapport de cas décrit un syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible chez une patiente en post-partum présentant une porphyrie aiguë intermittente connue8.

Diagnostic

Compte tenu de sa rareté et de son profil de présentation, il est difficile de diagnostiquer la porphyrie aiguë. Les patients peuvent subir de multiples interventions chirurgicales abdominales; l’étude d’une série de cas a révélé un retard diagnostique moyen de 10 ans7,9. Le diagnostic de la porphyrie aiguë nécessite la détection d’une augmentation du porphobilinogène urinaire5. Le dépistage initial des porphyrines urinaires peut être réalisé plus rapidement que la quantification définitive, bien que, en présence de symptômes typiques et en l’absence de causes secondaires, le dépistage puisse être suffisant pour amorcer un traitement5. La quantification des porphyrines fécales ou plasmatiques est nécessaire pour sous-typer l’affection5. Des études génétiques doivent être demandées chez les patients présentant une élévation confirmée des taux de porphyrines, ainsi que chez les parents au premier degré de ces patients5. Divers déclencheurs sont associés aux crises de porphyrie aiguë, notamment la prise de médicaments sur ordonnance, comme des antibiotiques, des contraceptifs oraux et des anticonvulsivants, ainsi que l’usage de drogues à des fins récréatives et une forte consommation d’alcool5. Des bases de données exhaustives sur les médicaments ont été créées pour aider les prestataires de soins de santé et les patients souffrant de ces troubles à faire des choix éclairés3. Les changements physiologiques des concentrations hormonales — causés notamment par une grossesse, une diminution de l’apport alimentaire, le stress ou des infections — sont des déclencheurs connus5. Les causes secondaires de la porphyrinurie doivent toujours être envisagées, notamment les maladies du foie aiguës ou chroniques, les troubles de l’hémoglobine tels que la thalassémie ou la drépanocytose, et l’exposition à des toxines environnementales comme le plomb, le mercure ou l’arsenic10. On doit accorder une importance particulière à la toxicité du plomb, car celle-ci peut reproduire les symptômes de la porphyrie aiguë sur le plan clinique.

Prise en charge

Dans les crises aiguës, une analyse approfondie des antécédents médicaux du patient peut permettre d’identifier des déclencheurs5. Une analgésie adéquate est cruciale et, dans certains cas, une analgésie contrôlée par le patient peut être privilégiée5. Il faut procéder à une évaluation minutieuse des électrolytes urinaires et du statut volumique, notamment pour évaluer l’hyponatrémie. Les glucides peuvent inhiber la voie intrinsèque de biosynthèse de l’hème, et une augmentation de l’apport à court terme (300–500 g/j) peut suffire pour traiter les crises légères5. Les diététiciens peuvent aider à assurer un apport adéquat en glucides. Chez les patients qui présentent des symptômes neurologiques, une hyponatrémie ou une instabilité clinique, le traitement repose sur l’administration d’hémine par voie intraveineuse5. Au Canada, l’hémine n’est disponible que par l’intermédiaire de la Société canadienne du sang2. Bien que son efficacité n’ait pas été prouvée au moyen d’essais randomisés, on considère qu’elle soulage les symptômes plus rapidement et réduit le risque de complications5. L’hémine a été utilisée avec succès chez les patientes enceintes, et la combinaison d’hémine, de glucose et de sulfate de magnésium s’est avérée une stratégie de traitement efficace pour le syndrome d’encéphalopathie réversible postérieure du post-partum8. Les benzodiazépines peuvent également être indiquées pour les crises aiguës5. La protection solaire est recommandée pour ces patients, étant donné leur prédisposition à la photosensibilité5. Bien que les crises récurrentes soient rares, des perfusions prophylactiques d’hémine peuvent être envisagées. À long terme, les patients atteints de porphyrie aiguë peuvent développer des complications, notamment une atteinte neurologique ou des maladies rénales chroniques, et ils présentent un risque accru de carcinome hépatocellulaire5. Dans de rares cas, la greffe de foie peut être la seule option curative5. Les données sur le pronostic sont rares et, bien que les crises soient rarement fatales, les experts plaident pour un dépistage et une prise en charge précoces afin de réduire les complications5.
  7 in total

Review 1.  Recommendations for the diagnosis and treatment of the acute porphyrias.

Authors:  Karl E Anderson; Joseph R Bloomer; Herbert L Bonkovsky; James P Kushner; Claus A Pierach; Neville R Pimstone; Robert J Desnick
Journal:  Ann Intern Med       Date:  2005-03-15       Impact factor: 25.391

2.  Acute lead intoxication from medications purchased online presenting with recurrent abdominal pain and encephalopathy.

Authors:  Thomas Barber; Meron Jacyna
Journal:  J R Soc Med       Date:  2011-03       Impact factor: 5.344

3.  The incidence of inherited porphyrias in Europe.

Authors:  George Elder; Pauline Harper; Michael Badminton; Sverre Sandberg; Jean-Charles Deybach
Journal:  J Inherit Metab Dis       Date:  2012-11-01       Impact factor: 4.982

Review 4.  Update review of the acute porphyrias.

Authors:  Penelope E Stein; Michael N Badminton; David C Rees
Journal:  Br J Haematol       Date:  2016-12-16       Impact factor: 6.998

5.  Treatment of acute intermittent porphyria during pregnancy and posterior reversible encephalopathy syndrome after delivery: A case report.

Authors:  Jian Zhang; Yiting Hu; Jimin Zheng; Juncha Gao; Hongtao Hou; Na Liu; Yuzhen Wang
Journal:  Exp Ther Med       Date:  2017-09-27       Impact factor: 2.447

6.  Acute porphyrias in the USA: features of 108 subjects from porphyrias consortium.

Authors:  Herbert L Bonkovsky; Vinaya C Maddukuri; Cemal Yazici; Karl E Anderson; D Montgomery Bissell; Joseph R Bloomer; John D Phillips; Hetanshi Naik; Inga Peter; Gwen Baillargeon; Krista Bossi; Laura Gandolfo; Carrie Light; David Bishop; Robert J Desnick
Journal:  Am J Med       Date:  2014-07-10       Impact factor: 4.965

7.  Many pitfalls in diagnosis of acute intermittent porphyria: a case report.

Authors:  N L R Indika; T Kesavan; H W Dilanthi; K L S P K M Jayasena; N D P D Chandrasiri; I N Jayasinghe; U M T Piumika; D M Vidanapathirana; K D A V Gunarathne; M Dissanayake; E Jasinge; W Kodikara Arachchi; D Doheny; R J Desnick
Journal:  BMC Res Notes       Date:  2018-08-02
  7 in total

北京卡尤迪生物科技股份有限公司 © 2022-2023.