Literature DB >> 34667485

[The impact of COVID-19 on hand surgery: a French retrospective comparative study in COVID-19 and non-COVID-19 hand trauma centers].

Inès Regas1,2,3, Marine Pichonnat1,2,3, Isabelle Pluvy1,2,3, Laurent Obert1,2,3, Philippe Bellemère4, Camilo Chaves4, François Loisel1,2,3.   

Abstract

Entities:  

Year:  2021        PMID: 34667485      PMCID: PMC8516796          DOI: 10.1016/j.rcot.2021.10.015

Source DB:  PubMed          Journal: 


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Introduction

La pandémie de COVID-19 a affecté la France dès le début de l’année 2020, en particulier le Nord-Est du pays. Les patients avec des facteurs de risques tels que l’obésité, l’immunodépression et l’âge avancé ont présenté plus de formes graves d’infection nécessitant une hospitalisation en réanimation [1]. L’État français a pris des mesures restrictives en imposant un confinement du 17 mars 2020 au 11 mai 2020. Les régions ont été divisées en deux zones : « rouge », COVID-19 ou « verte», non COVID-19 selon le taux d’incidence du virus et les capacités d’accueil des services de réanimation [2]. Les hôpitaux ont déprogrammé les opérations chirurgicales qualifiées de non urgentes dans le but de libérer des lits et du personnel pour ces nouveaux malades [3], [4]. La pratique de la chirurgie de la main a été impacté avec des modifications des pratiques professionnelles [5]. L’activité de certains centres SOS main français a diminué de 64,9 % [6] et de 20 % à l’étranger [7]. L’objectif principal était de comparer l’incidence des pathologies d’urgences de 2 centres SOS main, en zone COVID-19 et zone non COVID-19 entre la période du premier confinement français de la pandémie COVID-19 et hors pandémie (sur la même période en 2019 = groupe témoin). Les objectifs secondaires étaient d’identifier les patients à risque afin de développer des moyens de prévention en traumatologie de la main.

Patients et méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective bi-centrique comparative à visée épidémiologique sur les admissions aux urgences traumatologiques de deux centres agréés SOS main par la FESUM pendant le premier confinement français du 17 mars 2020 au 11 mai 2020. Les données ont été comparées à l’épidémiologie de la même période en 2019. Cette période a été sélectionnée afin de minimiser la variabilité saisonnière des incidences des traumatismes de la main.

Données recueillies

Les données ont été recueillies de manière anonyme dans un fichier Excel protégé, selon les recommandations STROBE et STROCCS. Les patients ont donné leur consentement pour l’utilisation des données en accord avec la convention d’Helsinki (Fig. 1 ).
Fig. 1

Données recueillies dans les deux centres SOS main. Accident de la vie courante: traumatisme non intentionnel qui ne survient ni sur la route (accident de la circulation), ni pendant les heures de travail (accident de travail). Ils sont répartis entre les accidents domestiques, les accidents survenant à l’extérieur (magasin, trottoir,.), les accidents de sport et les accidents de vacances et loisirs).

Données recueillies dans les deux centres SOS main. Accident de la vie courante: traumatisme non intentionnel qui ne survient ni sur la route (accident de la circulation), ni pendant les heures de travail (accident de travail). Ils sont répartis entre les accidents domestiques, les accidents survenant à l’extérieur (magasin, trottoir,.), les accidents de sport et les accidents de vacances et loisirs).

Définition

Nous avons classé la sévérité de la lésion en deux catégories : traumatisme simple uni-lésionnel ; traumatisme complexe ou pluri-lésionnel, lorsqu’il existait une atteinte d’au moins deux tissus ou une atteinte de plusieurs doigts.

Critères inclusion et exclusion des patients

Tous les patients inclus étaient âgés de plus de 15 ans, se sont présentés dans un de nos centres SOS main, avec une ou plusieurs lésions post-traumatiques, ou infection de la main et du poignet. Les patients exclus étaient les mineurs de moins de 15 ans (pris en charge dans une autre unité), ou les polytraumatisés présentant des lésions associées aux traumatismes de la main ou du poignet, ou les patients ne présentant pas de traumatisme de la main ou du poignet, ou ne souhaitant pas rentrer dans notre protocole de prise en charge.

Statistiques

Les données ont été analysées avec le logiciel SPSS PASW Statistics 18 (SPSS, Inc., Chicago, Illinois). Le seuil de significativité était fixé à 5 %. Les variables qualitatives ont été présentées avec les taux (n) et les proportions (pourcentages), les variables quantitatives ont été présentées avec une moyenne et un écart-type. Une analyse statistique descriptive a été effectuée en deux groupes (2019 vs 2020) ou (zone COVID-19 vs non COVID-19). Les différences potentielles entre les taux et les proportions des évènements ont été évaluées par le test du Khi2 ou le test exact de Fisher pour les données qualitatives et le test de Student pour les données quantitatives.

Résultats

Caractéristiques de la population

Pendant le confinement, 2055 patients ont consulté pour un traumatisme de la main ou du poignet dans les 2 centres : 1737 dans la zone non COVID-19 et 318 dans la zone COVID-19 (Tableau 1, Tableau 2 ).
Tableau 1

Caractéristiques démographiques des traumatismes de la main et du poignet dans les 2 centres SOS main COVID-19 et non-COVID-19 pendant le 1er confinement.

Zone COVID-19
Zone non COVID-19
p
n%n%
Sexe
 Homme213671105640,325
 Femme1053363236
Âge (ans)
 15–309530481280,407
 31–458326541310,125
 46–606220402230,124
 61–755216222130,150
 >752689150,036
Profession
 Forte14847625360,048
 Intermédiaire732367839
 Faible973043425
Motif consultation
 Traumatismes ouverts24978923530,061
  Plaies2477887750<0,0001
   simples1374356937<0,0001
   complexes1103530817<0,0001
   tendineuse551720112<0,0001
   microchirurgicale38121076<0,0001
  Amputations834120,01
  Brûlures215<0,005<0,0001
 Fractures10533263150,056
  Fermées621917010<0,0001
  Ouvertes4314935<0,0001
 Infections16537822<0,0001
 Traumatismes fermés6217310<0,0001
Circonstances
 Accident travail471519511<0,0001
 Accident de la vie courante262821514870,131
 Automutilation415<0,50,001
 Agression521810,573
 AVP005<0,50,317
Traitement
 Médical11636378220,084
 Chirurgical20264135978
Hospitalisation
 Conventionnelle47151699,7<0,0001
 Ambulatoire27185156890,3
3181001737100

AVP : accident de la voie publique.

Tableau 2

Épidémiologie des traumatismes de la main et du poignet pendant le 1er confinement comparé à la même période en 2019.

Zone COVID-19
Zone non COVID-19
2019
2020


2019
2020


n%n%Δ%pn%n%Δ%p
Sexe
 Homme3386921367−20,55114646411056400,824
 Femme1523110533+282336632360
Âge (ans)
 15–30163339530−30,3325242348128+50,001
 31–45140298326−30,4327963554131−40,014
 46–609519622000,9816152740223−40,007
 61–7555115216+50,037295132221300,917
 >7537826800,752572915+3<0,0001
Motif consultation
 Traumatismes ouverts3096724978+11<0,000113425992353−6<0,0001
  Plaies2835824778+20<0,000112675587750−5<0,0001
   simples2034113743+20,6429294056937−3<0,0001
   complexes801611035+19<0,00013381530817+2<0,0001
   tendineuse64135517+40,097202920112+3<0,0001
   microchirurgicale2143812+8<0,000113661076+00,275
  Amputations19482,5−1,50,293753412−10,084
  Brûlures11220,6−1,40,0074005<0,005+0,0050,01
 Fractures1673410533−10,75525911,526315+3,5<0,0001
  Fermées126266219−70,041156917010+10,056
  Ouvertes4184314+60,0191034,5935+0,5<0,0001
 Infections398165−30,1066312837822−6<0,0001
 Traumatismes fermés5161,9+0,90,299552,517310+7,5<0,0001
Circonstances
 Accident travail113234715−80,0047093119511,2−19,8<0,0001
 Accident de la vie courante3697526282+7<0,0001156268,3151487,1+18,8<0,0001
 Automutilation414100,53620,150,3+0,20,131
 Agression4152+10,31750,2181,1+0,90,001
 AVP00000090,450,3−0,10,573
Traitement
 Médical2244611636−100,0094682137822+10,317
 Chirurgical2665420264+10181979135978−1
Hospitalisation
 Conventionnelle63134715+20,4361858,11699,7+1,60,679
 Ambulatoire4278727185−2210291,9156890,3−1,6
490100318100−3522871001737100−24

AVP : accident de la voie publique.

Caractéristiques démographiques des traumatismes de la main et du poignet dans les 2 centres SOS main COVID-19 et non-COVID-19 pendant le 1er confinement. AVP : accident de la voie publique. Épidémiologie des traumatismes de la main et du poignet pendant le 1er confinement comparé à la même période en 2019. AVP : accident de la voie publique. L’âge moyen était de 45 ans dans la zone COVID-19 et 43 ans dans la zone non COVID-19 sans différence significative (p 0,212 IC −0,767–3,4). Le sex ratio était de 2,03 en zone COVID-19 et de 1,78 non COVID-19. Trois patients parmi les 2055 patients ont été dépistés positif au COVID-19 (deux en zone COVID-19 et un seul en zone non COVID-19), ils étaient asymptomatiques.

Taux de fréquentation

Pendant le premier confinement, 78 % des patients ont consulté le jour du traumatisme en zone COVID-19 versus 36 % en zone non COVID-19 (Fig. 2 et Tableau 2).
Fig. 2

Caractéristiques démographiques des traumatismes de la main et du poignet dans les 2 centres SOS main COVID-19 et non-COVID-19 pendant le 1er confinement français 2020. (*) p 0,01, (**) p < 0,0001.

Caractéristiques démographiques des traumatismes de la main et du poignet dans les 2 centres SOS main COVID-19 et non-COVID-19 pendant le 1er confinement français 2020. (*) p 0,01, (**) p < 0,0001. L’incidence des consultations dans le cadre d’accidents du travail était significativement plus importante en zone COVID-19 comparativement en zone non COVID-19.

Incidence des pathologies pendant le 1er confinement 2020

L’incidence des consultations des plaies uni-lésionnelles ou pluri-lésionnelles, des amputations, des brulures, des factures ouvertes ou fermées, était significativement plus importante en zone COVID-19 vs en zone non COVID-19 (Tableau 1 et Fig. 2). Les infections et les traumatismes fermés étaient significativement moins fréquentes en zone COVID-19 versus en zone non COVID-19. Les blessés lors d’accidents du travail étaient proportionnellement plus nombreux et les hospitalisations conventionnelles étaient significativement plus fréquentes en zone COVID-19 vs en zone non COVID-19. Variabilité des incidences entre 2019 vs 2020 dans chaque centre (Tableau 2). Entre 2019 et en 2020, le taux de consultations a diminué de 35 % en zone COVID-19 versus de 24 % en zone non COVID-19 (p  < 0,0001 IC95 6,5–15,6). En un an, les consultations pour plaies ont significativement augmenté et celles pour brulures diminué en zone COVID-19, et l’inverse en zone non COVID-19. Les plaies complexes, les fractures ouvertes et le taux de consultations dans le cadre d’accidents de la vie courante était significativement plus fréquent dans les 2 zones. L’incidence des consultations dans le cadre d’accidents de la vie courante était significativement plus importante en 2020 qu’en 2019 toute zone confondue. Les consultations pour agressions étaient significativement plus importantes en zone non COVID-19 entre 2019 et 2020. La proportion de traitement chirurgicaux a été significativement plus important en 2020 qu’en 2019 en zone COVID-19 sans différence significative en zone non COVID-19.

Travailleurs manuels et non manuels

En 2020, entre les deux zones, une différence significative du taux de consultation avait pu être objectivée entre les travailleurs manuels avec une demande fonctionnelle forte, ceux avec une demande fonctionnelle intermédiaire (étudiants, administratifs, fonctionnaires), et ceux avec une faible demande fonctionnelle (retraités et chômeurs) (Tableau 1). Les travailleurs manuels blessés lors d’accidents du travail représentaient 35,3 % en zone COVID-19 vs 26,7 % des patients en zone non COVID-19. Entre 2019 et 2020, le taux de travailleurs non manuels blessés a significativement augmenté toute zone confondue (58 % vs 64 % p 0,046), et tout particulièrement lors d’accidents de la vie courante (61 % vs 70 %, p 0,002). Le nombre d’hommes travailleurs non manuels blessés lors d’accidents de la vie courante était plus important (76 % vs 36 % p  < 0,0001) toute zone confondue, sans différence significative entre les 2 zones (56 % vs 61 % p 0,058).

Incidence des infections

Il n’y avait aucune différence significative concernant le sexe, l’âge ou le délai de consultation pour une infection entre les 2 zones (Tableau 2 et Fig. 3 ).
Fig. 3

Épidémiologie des infections de la main et du poignet pendant le 1er confinement. (**) p < 0,0001, NS Non significatif.

Épidémiologie des infections de la main et du poignet pendant le 1er confinement. (**) p < 0,0001, NS Non significatif. Entre les 2 zones, l’incidence des consultations pour panaris est significativement plus importante en zone non COVID-19 (74 % vs 13 % p  < 0,0001). L’incidence des consultations pour abcès est significativement plus importante en zone COVID-19 (33 % vs 6 % p  < 0,0001). Comparativement à 2019, l’incidence des consultations pour infection a diminuée en zone COVID-19 et augmenté en zone non COVID-19. Les infections traitées chirurgicalement sont significativement plus fréquentes en zone non COVID-19 vs zone COVID-19 (94 % vs 67 % p  < 0,0001).

Discussion

Incidence des pathologies

L’objectif principal de cette étude était de comparer la variabilité de l’incidence des pathologies d’urgences de 2 centres SOS main entre la période du premier confinement de la pandémie COVID-19 et hors pandémie. Le taux de consultations a diminué de 35 % en zone COVID-19 vs de 24 % en zone non COVID-19 entre 2019 et 2020. Cette diminution a été observée en France [6] et à l’étranger [8], [9].

Plaies

En comparant 2019 et 2020, l’incidence des plaies a significativement augmenté en zone COVID-19 et significativement diminué en zone non COVID-19. Cependant, la gravité des plaies et des fractures a significativement augmenté dans les 2 zones. A contrario, une diminution du volume global des traumatismes d’environ 20 % et une augmentation considérable du nombre et de la proportion de traumatismes pénétrants ont pu être observés à l’étranger (17,5 % vs. 23,7 %, p  < 0,001) [7] .

Infections

Les infections des parties molles sont moins fréquentes mais plus graves avec une diminution du taux de panaris et d’une augmentation du taux d’abcès en zone COVID-19 vs non COVID-19 sans augmentation du délai de consultation. Comparativement à 2019, les infections des parties molles sont moins fréquentes en zone COVID-19 et plus fréquentes en zone non COVID-19. À l’inverse, certains auteurs démontrent une majoration de l’incidence des infections en zone COVID-19 (8,7 % vs 5,1 %, p  = 0,0299) [6]. La variabilité des incidences des infections peut être expliquée par une meilleure hygiène des mains, une diminution de l’onychophagie par peur de contamination par COVID-19. Elle peut être aussi secondaire au confinement avec une nette augmentation des accidents domestiques manuelles ou de bien-être de bricolage, jardinage, ou pêche [6].

Circonstances

En un an, l’incidence des consultations a significativement diminué dans le cadre d’accidents du travail et significativement augmenté dans le cadre d’accidents de la vie courante dans les 2 zones. Cette variabilité est propre au confinement avec une baisse drastique du taux d’accidents de la route, du travail, des loisirs et du sport, ainsi qu’une nette augmentation des accidents domestiques[6].

Traitement chirurgical

Dans notre étude, la proportion d’indications chirurgicales a été significativement plus importante en 2020 qu’en 2019 (+8 % p  = 0,021) en zone COVID-19 sans différence significative en zone non COVID-19. Cette augmentation des indications de prise en charge chirurgicale en zone COVID-19 a pu être constatée en France [6] et à l’étranger [10]. Il semblerait que les patients aient consulté pour des motifs plus graves qu’en période hors pandémie.

Délai de consultation

Notre étude n’a pas mis en évidence de modification significative du délai de consultation. Le retard de consultation peut être dû à une crainte de la transmission de la COVID-19 en milieu hospitalier [10] .

Limites

Notre étude présente des biais de sélection avec un taux de travailleurs manuels plus important dans la zone COVID-19 étudiée. Très ancrée dans la zone COVID-19 étudiée, l’agriculture représente 4 % de la valeur ajoutée régionale contre 1,7 % en France métropolitaine [11] . La zone COVID-19 étudiée compte plus de travailleurs manuels (34,2 % vs 33,8 %) avec plus d’agriculteurs (2,6 % vs 2,4 %) et d’artisans (6,7 % vs 6,2 %) mais moins d’ouvriers (24,9 % vs 25,2 %) que zone non COVID-19 étudiée [11]. Une autre limite peut être le fait que le centre non COVID-19 soit un centre SOS main privé comparativement au centre hospitalier COVID-19 étudié qui est pluridisciplinaire. Ceci peut expliquer le taux de consultation de nos deux centres.

Profil des patients

Cette étude épidémiologique met l’accent sur une modification du profil des blessés avec une augmentation significative d’hommes travailleurs non manuels blessés lors d’accidents de la vie courante entre 2019 et 2020 toute zone confondue (61 % vs 70 % p 0,002). Ce taux plus important de traumatisme de la main chez des travailleurs non manuels lors d’activités de bricolage à domicile est retrouvé en France avec des pourcentages élevés d’hommes, de plaies traitées chirurgicalement, lors d’accidents domestiques [6], [12]. En France et à l’étranger, la population générale s’est occupée avec des projets de cuisine [10], de jardinage, de bricolage [6] ou autres travaux manuels à domicile.

Prévention, mesures à mettre en place

Le confinement pendant la pandémie diminue le nombre de traumatismes de la main et du poignet. Certains pays n’ont pas encore fait l’expérience d’un confinement, cette option permettrait de désengorger les services de traumatologie. Nous pouvons tirer de cette étude l’importance de l’utilisation des moyens de protection individuelle ainsi que des sécurités d’outils électriques et thermiques lors de la réalisation de travaux manuels professionnels ou domestiques. Une focalisation sur la prévention des traumatismes de la main et du poignet pourrait être bénéfique en termes de santé publique. Les données de NHS Digital démontrent 25000 admissions hospitalières pour des accidents de bricolage et de jardinage entre 2014 et 2017 [13]. En 2020, il y aurait plus de plus de 4800 admissions supplémentaires secondaires à des blessures par outils électriques comparativement à 2019[13]. Ces consultations sont responsables de coûts importants, en raison d’arrêts de travail, de frais médicaux et de perte de productivité [14]. En encourageant la population à être consciente des risques et des moyens pour les éviter, l’information sur les mesures de protection et de prévention comme le port de gants ou le respect de consignes de sécurité lors de l’utilisation d’outils électriques, l’utilisation de loquets de sécurité, ou de loquets de porte, nous pouvons minimiser ces risques [15]. L’information sur la nécessité d’entretenir son matériel, de se protéger avec une tenue protectrice adaptée et d’apprendre les gestes considérés comme dangereux nécessitent d’être améliorés pour les activités manuelles [16] . Des campagnes nationales de prévention pourraient renforcer l’information et la prévention des traumatismes de la main comme celle organisée par le FESUM [17], [18]. Même si le délai de consultation avant les infections ne semble pas modifié dans notre étude, nous insistons également l’importance de se rendre aux urgences même en période de pandémie afin de prendre en charge au plus vite les traumatismes de la main pouvant se compliquer d’infection voire même d’amputation de rayon si le recours à un médecin spécialiste se faisait trop attendre. Les mesures de confinement mises en place pourraient avoir un retentissement psychologique et social négatif, soulignant la nécessité des mesures de prévention psychologique, de surveillance et d’accès aux soins [19], [20], [21]. L’orientation des patients vers un centre de traumatologie de la main permet une meilleure organisation, une amélioration du taux et de la rapidité de la reprise des activités professionnelles [22]. Lors de pandémie et notamment celle de la COVID-19, tous les moyens sont mis en œuvre afin d’accueillir les patients dans les conditions sanitaires les plus sûres.

Déclaration de liens d’intérêts

Laurent Obert a des conflits d’intérêt avec FX solutions, Zimmer, Medartis, Evolutis, Wright-Medical, Philippe Bellemère avec Wright-Medical Tornier et Stryker. Les autres auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

Sources de financement

aucune.

Contribution des auteurs

MP/IR sont co-auteurs et elles ont contribué également à ce travail. IR a colligé les données, écrit le manuscrit, corrigé et supervisé l’article. MP a colligé les données et écrit le manuscrit. PB et LO ont formulé des avis importants et créé une motivation. FC, CC et IP ont aidé dans la conceptualisation et la correction du manuscrit.
  18 in total

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Authors:  P Bellemere; J C Guimberteau
Journal:  Handchir Mikrochir Plast Chir       Date:  2013-12-19       Impact factor: 1.018

Review 2.  The Impact of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) on the Practice of Hand Surgery in Singapore.

Authors:  Jolie Hwee; Jean Chiew; Sreedharan Sechachalam
Journal:  J Hand Surg Am       Date:  2020-04-29       Impact factor: 2.230

3.  Variation in volumes and characteristics of hand trauma patients seen during the early COVID-19 lockdown in a central London Plastic Surgery Unit.

Authors:  S Rinkoff; B Jemec
Journal:  Br J Surg       Date:  2020-09-09       Impact factor: 6.939

4.  Recommendations of protective measures for orthopedic surgeons during COVID-19 pandemic.

Authors:  Yulong Wang; Lian Zeng; Sheng Yao; Fengzhao Zhu; Chaozong Liu; Anna Di Laura; Johann Henckel; Zengwu Shao; Michael T Hirschmann; Alister Hart; Xiaodong Guo
Journal:  Knee Surg Sports Traumatol Arthrosc       Date:  2020-06-10       Impact factor: 4.342

Review 5.  Suicide risk and prevention during the COVID-19 pandemic.

Authors:  David Gunnell; Louis Appleby; Ella Arensman; Keith Hawton; Ann John; Nav Kapur; Murad Khan; Rory C O'Connor; Jane Pirkis
Journal:  Lancet Psychiatry       Date:  2020-04-21       Impact factor: 27.083

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Journal:  J Bone Joint Surg Am       Date:  2020-06-03       Impact factor: 5.284

7.  COVID-19: Initial experience of hand surgeons in Northern Italy.

Authors:  F Facchin; F Messana; R Sonda; D Faccio; C Tiengo; F Bassetto
Journal:  Hand Surg Rehabil       Date:  2020-05-04       Impact factor: 0.969

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Authors:  I Régas; P Bellemère; B Lamon; Y Bouju; F-A Lecoq; C Chaves
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Journal:  J Trauma Acute Care Surg       Date:  2020-10       Impact factor: 3.697

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Authors:  Nicholas N DePhillipo; Christopher M Larson; Owen R O'Neill; Robert F LaPrade
Journal:  J Bone Joint Surg Am       Date:  2020-06-03       Impact factor: 6.558

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