Literature DB >> 34001555

Alexander Kumachev1, Peter E Wu2.   

Abstract

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Year:  2021        PMID: 34001555      PMCID: PMC8177938          DOI: 10.1503/cmaj.202026-f

Source DB:  PubMed          Journal:  CMAJ        ISSN: 0820-3946            Impact factor:   8.262


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L’atteinte hépatique médicamenteuse peut être induite par divers médicaments, suppléments nutritionnels et produits à base d’herbes médicinales (annexe 1, accessible en anglais au www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.202026/tab-related-content)

On estime que l’incidence de l’atteinte hépatique médicamenteuse est de 14 à 19 cas par 100 000 personnes1,2. Bien que la présentation la plus courante soit une élévation asymptomatique des enzymes hépatiques, cette affection est la cause la plus fréquente d’insuffisance hépatique aiguë dans la plupart des pays occidentaux (plus de 50 % des cas)1. L’atteinte hépatique médicamenteuse, qui peut être associée à une surdose ou à une dose thérapeutique, découle soit d’une hépatotoxicité directe intrinsèque à un médicament, soit d’une hépatotoxicité idiosyncrasique (non prévisible).

Chez les patients présentant une élévation récente des enzymes hépatiques, on devrait soupçonner une atteinte hépatique médicamenteuse et procéder à un examen des expositions médicamenteuses des 3 derniers mois

L’établissement d’un lien chronologique fiable entre l’exposition et l’apparition de l’atteinte est crucial. La période de latence typique est de 1 à 5 jours pour l’hépatotoxicité directe, et de 5 à 90 jours pour l’hépatotoxicité idiosyncrasique1. Notons toutefois que cette dernière forme peut apparaître plus tôt s’il y a déjà eu exposition2. Le modèle d’élévation des enzymes hépatiques peut être hépatocellulaire, cholestatique ou mixte; cependant, on ne peut associer avec précision un modèle d’élévation à des médicaments spécifiques. Le site Web LiverTox, parrainé par les National Institutes of Health, contient des fiches sur plus de 1000 agents pouvant causer une atteinte hépatique médicamenteuse3.

Le diagnostic requiert l’exclusion des autres causes

L’atteinte hépatique médicamenteuse peut être particulièrement difficile à distinguer de l’hépatite autoimmune, puisque les anticorps détectés dans cette dernière peuvent aussi être détectables dans les cas d’atteinte hépatique médicamenteuse2. L’outil de prise de décision clinique Roussel Uclaf Causality Assessment Method (RUCAM) peut aider à déterminer la probabilité que l’atteinte hépatique soit effectivement d’origine médicamenteuse2.

Dans la plupart des cas, l’atteinte hépatique médicamenteuse se résorbe après l’arrêt de la prise du médicament

Généralement, les taux d’enzymes hépatiques diminuent en quelques jours ou quelques semaines; moins de 10 % des patients présenteront toujours une atteinte chronique 1 an plus tard2,4. Si on observe une forte élévation des enzymes hépatiques (alanine aminotransférase ≥ 5× ou phosphatase alcaline ≥ 2×, et bilirubine totale ≥ 2× la limite supérieure de la plage normale2) ou des signes cliniques d’insuffisance hépatique, ou si aucune amélioration n’est constatée dans les délais prévus, il serait indiqué de consulter un spécialiste et de mener des examens approfondis (ex. : biopsie hépatique) pour explorer d’autres causes de l’atteinte hépatique ou de possibles complications2.

Le traitement requiert l’identification du médicament en cause et l’arrêt de son administration

Bien qu’un traitement ciblé soit approprié dans certains cas (p. ex. : N-acétylcystéine pour l’intoxication à l’acétaminophène5), il faut d’abord et avant tout cesser l’administration du médicament en cause. Les glucocorticoïdes ne sont pas systématiquement recommandés, mais ils pourraient être indiqués pour les patients présentant des signes de réaction d’hypersensibilité et d’atteinte à plusieurs organes, ou si on craint une hépatite auto-immune2. La greffe de foie pourrait être envisagée dans les cas les plus graves.
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1.  AASLD position paper: the management of acute liver failure.

Authors:  Julie Polson; William M Lee
Journal:  Hepatology       Date:  2005-05       Impact factor: 17.425

Review 2.  Drug-Induced Liver Injury - Types and Phenotypes.

Authors:  Jay H Hoofnagle; Einar S Björnsson
Journal:  N Engl J Med       Date:  2019-07-18       Impact factor: 91.245

3.  EASL Clinical Practice Guidelines: Drug-induced liver injury.

Authors: 
Journal:  J Hepatol       Date:  2019-03-27       Impact factor: 25.083

4.  Drug-induced Liver Injury.

Authors:  Stefan David; James P Hamilton
Journal:  US Gastroenterol Hepatol Rev       Date:  2010-01-01
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