Literature DB >> 33782178

Willy Albert Flegel1.   

Abstract

Entities:  

Year:  2021        PMID: 33782178      PMCID: PMC8099161          DOI: 10.1503/cmaj.201212-f

Source DB:  PubMed          Journal:  CMAJ        ISSN: 0820-3946            Impact factor:   8.262


× No keyword cloud information.

Il manque aux patientes de type Rhésus (Rh) négatif l’antigène D à la surface de leurs globules rouges

Si elles reçoivent une transfusion de sang Rh positif, les patientes de type Rh négatif peuvent devenir immunisées contre l’immunoglobuline (Ig) anti-D1. Ces patientes sont exposées à un risque de réactions transfusionnelles graves, et si elles deviennent enceintes, le fœtus pourrait présenter une anémie sévère. Un faible pourcentage de patientes (0,5 %) présente un phénotype sérologique D « faible », et lorsqu’elles ont besoin d’une transfusion, les professionnels se demandent s’il faut leur administrer des culots globulaires de type Rh négatif et une prophylaxie par immunoglobulines anti-D (IgRh).

Il existerait plus de 160 phénotypes moléculaires D faible distincts

Les types D faible se regroupent selon l’origine ethnique. Les types 1 à 3 sont fréquents chez les personnes de race blanche, les variants de type 4 se retrouvent chez les personnes de race noire, et de type 15, le plus souvent chez les personnes asiatiques. Les autres types D faible se rencontrent sporadiquement.

La détermination du type moléculaire D faible améliore la sécurité des patientes sans augmenter les coûts

Même si la technologie qui permet de déterminer les types moléculaires existe depuis une vingtaine d’années, seul le test sérologique est appliqué de routine. L’établissement du type moléculaire est fiable, et cette approche de médecine de précision permet d’éviter des traitements superflus, mais doit faire l’objet d’une demande spécifique dans de nombreux hôpitaux2.

Les patientes qui présentent les 5 types D faible les plus courants peuvent être traitées sans danger comme étant de Rh positif

Les patientes porteuses des types moléculaires D faible 1, 2, 3, 4,0 ou 4,1 devraient être traitées comme étant de Rh positif3. Les femmes enceintes porteuses de ces phénotypes D faible ne tirent aucun avantage de la prophylaxie IgRh4. Elles ne devraient pas être exposées à cette immunoglobuline, qui provient de mélanges de plasma humain de milliers de donneurs immunisés. Cette approche permet de ménager les réserves limitées de sang Rh négatif5.

Les patientes porteuses de types moléculaires D faible moins courants devraient être traitées comme étant de Rh négatif

Les types moins courants incluent le type D faible 4,2; plus fréquent chez les personnes d’origine africaine6. Une liste exhaustive des types D faible qui devraient être traités comme étant de Rh négatif est maintenue à jour par la Société internationale de transfusion sanguine7. Les professionnels qui hésitent face aux types à traiter comme étant de Rh positif ou négatif devraient communiquer avec leur laboratoire d’immunohématologie de référence.

Le CMAJ vous invite à soumettre vos textes pour la rubrique « Cinq choses à savoir … » en ligne à http://mc.manuscriptcentral.com/cmaj.
  7 in total

Review 1.  On the complexity of D antigen typing: a handy decision tree in the age of molecular blood group diagnostics.

Authors:  Willy A Flegel; Gregory A Denomme; Mark H Yazer
Journal:  J Obstet Gynaecol Can       Date:  2007-09

2.  No 133-Prévention de l'allo-immunisation fœto-maternelle Rh.

Authors:  Karen Fung Kee Fung; Erica Eason
Journal:  J Obstet Gynaecol Can       Date:  2018-01

3.  International Society of Blood Transfusion Working Party on Red Cell Immunogenetics and Blood Group Terminology: Report of the Dubai, Copenhagen and Toronto meetings.

Authors:  Jill R Storry; Frederik Banch Clausen; Lilian Castilho; Qing Chen; Geoff Daniels; Greg Denomme; Willy A Flegel; Christoph Gassner; Masja de Haas; Catherine Hyland; Ji Yanli; Margaret Keller; Christine Lomas-Francis; Nuria Nogues; Martin L Olsson; Thierry Peyrard; Ellen van der Schoot; Yoshihiko Tani; Nicole Thornton; Franz Wagner; Christoph Weinstock; Silvano Wendel; Connie Westhoff; Vered Yahalom
Journal:  Vox Sang       Date:  2018-11-12       Impact factor: 2.144

4.  Group O RBCs: where is universal donor blood being used.

Authors:  R L Barty; M Pai; Y Liu; D M Arnold; R J Cook; M P Zeller; N M Heddle
Journal:  Vox Sang       Date:  2017-03-20       Impact factor: 2.144

5.  Financial implications of RHD genotyping of pregnant women with a serologic weak D phenotype.

Authors:  Seema Kacker; Ralph Vassallo; Margaret A Keller; Connie M Westhoff; Kevin D Frick; S Gerald Sandler; Aaron A R Tobian
Journal:  Transfusion       Date:  2015-03-21       Impact factor: 3.157

6.  Anti-D immunization rates may exceed 50% in many clinically relevant settings, despite varying widely among patient cohorts.

Authors:  Willy Albert Flegel; Franz Friedrich Wagner; Diarmaid Padraig Ó Donghaile
Journal:  Transfusion       Date:  2020-05       Impact factor: 3.157

7.  It's time to phase out "serologic weak D phenotype" and resolve D types with RHD genotyping including weak D type 4.

Authors:  Willy A Flegel; Gregory A Denomme; John T Queenan; Susan T Johnson; Margaret A Keller; Connie M Westhoff; Louis M Katz; Meghan Delaney; Ralph R Vassallo; Clayton D Simon; S Gerald Sandler
Journal:  Transfusion       Date:  2020-03-12       Impact factor: 3.337

  7 in total

北京卡尤迪生物科技股份有限公司 © 2022-2023.