| Literature DB >> 30456971 |
Paulo H Das Neves Martins Pires1, Abdoulaye Marega, José M Creagh.
Abstract
Contexte: L'épidémie du virus de l'immunodéficience humaine au Mozambique est un problème grave de santé publique et le Ministère de la Santé a étendu le traitement antirétroviral à tous les districts du pays. Cependant, on constate un nombre élevé d'abandon du traitement encore insuffisamment évalué. L'Organisation Mondiale de la Santé recommande que les tradipraticiens de santé collaborent avec les systèmes nationaux de santé dans les pays en développement, pour combattre cette épidémie, mais il existe peu d'actions dans ce domaine à ce jour.Objectif: Évaluer la connaissance des tradipraticiens sur l'infection et leur disponibilité à coopérer avec les services de santé dans la Province de Nampula au Mozambique, pour améliorer les résultats du traitement antirétroviral.Lieux: Cinq centres de santé des districts de la Province de Nampula, au Nord du Mozambique, avec des taux élevés d'incidence du virus d'immunodéficience humaine et d'abandon du traitement.Méthodes: Une étude mixte transversale, utilisant des interviews ciblés et des discussions de groupes focaux. Les données quantitatives étaient traitées par fréquence et les données qualitatives par analyse de discours et ethnographie locale.Résultats: Nous avons interviewé 79 tradipraticiens de santé. La perte de poids était souvent considérée comme le signal principal de suspicion d'infection par le virus d'immunodéficience humaine et certains tradipraticiens ne pas les signes de la maladie ; la majorité pensait que les antirétroviraux améliorent la qualité de vie des patients, ne prétendait pas traiter l'infection, savait qu'elle n'est pas curable, avait une idée sur le concept de bonne adhésion au traitement et référait les cas compliqués au centre de santé. En ce qui concerne l'alimentation, la moitié considérait exclusivement les céréales comme l'aliment principal ; les fruits étaient importants pour un quart ; l'eau potable est ignorée. La majorité était prête à collaborer avec le système de santé et avait des propositions de coopération pratique : la qualification et la reconnaissance individuelle et la formation intégrée avec les professionnels de santé.Entities:
Keywords: Mozambique; Nampula; tradipraticiens de santé; traitement antirétroviral; virus d’immunodéficience humaine
Mesh:
Substances:
Year: 2018 PMID: 30456971 PMCID: PMC6244362 DOI: 10.4102/phcfm.v10i1.1031
Source DB: PubMed Journal: Afr J Prim Health Care Fam Med ISSN: 2071-2928
Propositions des tradipraticiens de santé pour la coopération avec le Service National de Santé.
Identifier et caractériser les capacités des TPS dans chaque Centre de Santé. |
Formation avec les professionnels de santé, permettant la reconnaissance mutuelle et la création d’une relation de partenariat et coopération. |
Accès facilité aux services de santé (carte d’identification). |
Fournir l’équipement de protection individuelle (gants, masques) pour quelques maladies. |
Quand ils détectent chez un patient le VIH ou la TB, ils le transfèrent aux CS et lui conseillent de ne pas abandonner le traitement. |
Ils doivent aussi recevoir des patients envoyés par les professionnels de la santé. |
Les professionnels de la santé ne doivent pas blâmer les patients quand ils recourent d’abord aux TPS. |
Les TPS qui orientent les patients dans le CS et contribuent à la communication de messages d’éducation sanitaire, doivent être reconnus par les professionnels de la santé. |
Ils conseillent la divulgation du contenu des formations, qu’ils considèrent comme très importantes, pour transmettre les informations dans des écoles, les églises, les mosquées, les associations et les communautés. |
TPS, Tradipraticiens de santé ; VIH, Virus de imunodeficience humaine ; TB, Tuberculose ; CS, Centre de santé