Literature DB >> 29541292

[Trichotillomania involving the eyelashes: about a case].

Khadija Drissi Touzani1, Zineb Lamari1, Fouad Chraibi1, Meryem Abdellaoui1, Idriss Benatiya Andaloussi1.   

Abstract

Trichotillomania is a neglected psychiatric disorder characterized by the urge to pull out the hair, the eyebrows or any other hair, but rarely the eyelashes. In the Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders it is defined as habits and pulses disturbance. We here report the case of a girl with trichotillomania involving her left eyelashes due to low self-esteem. The disease may be episodic but it is usually chronic and difficult to treat. Given the possible clinical and psychiatric complications, early and accurate diagnosis is essential. Cognitive-behavioral therapy is the gold standard treatment.

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Keywords:  Trichotillomania; cognitive-behavioral therapy; eyelashes

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Year:  2017        PMID: 29541292      PMCID: PMC5847185          DOI: 10.11604/pamj.2017.28.142.13822

Source DB:  PubMed          Journal:  Pan Afr Med J


Introduction

La trichotillomanie des cils, rarement rapportée dans la littérature est caractérisé par l’arrachage compulsif de ses propres cils. Nous rapportons le cas d’une jeune fille ayant ce tic.

Patient et observation

Une fille de 12 ans consulte avec son père pour chute spontanée des cils de l’œil gauche. L’interrogatoire ne note pas d’antécédents particulier notamment pas de tares connues, pas d’antécédents ophtalmologiques, pas d’antécédents dermatologiques. L’histoire de la maladie remonte à une année où la famille a constaté une raréfaction unilatérale des cils de l’œil gauche (Figure 1). L’examen ophtalmologique trouve au niveau de l’œil droit une acuité visuelle à 12/10ème, l’examen des annexes notamment les bords libres (Figure 2) est normal, le segment antérieur et postérieur sont sans particularités. Au niveau de l’œil gauche: acuité visuelle à 12/10ème, l’examen des annexes trouve bonne statique et dynamique palpébrale, bord libre d’aspect normale, cils bien implantés mais très raréfiés (Figure 3), peau palpébrale d’aspect normale sans croûte ni sécrétions, pas d’entropion ni d’ectropion, pas de blépharite, le segment antérieur et postérieur sont normaux. Tonus oculaire à 12 mmhg au niveau des 2 yeux. L’examen dermatologique est normale notamment pas d’alopécie. Le reste de l’examen somatique est sans particularités. Un bilan initial a été demandé à la recherche d’une anémie ou d’un trouble hormonal est revenu normal. Devant la normalité du bilan ainsi que l’unilatéralité du symptôme, on a procédé à une reprise d’un interrogatoire approfondi avec la fille toute seule (Fille timide et son père qui parle toujours). La jeune avoue enfin qu’elle arrache ses cils et ceci depuis son échec à l’examen final de la 6èmeannée primaire, sa famille et ses amies se moquent d’elle. Selon la fille, c’est le seul moyen de se soulager et de déstresser. Le diagnostic de Trichotillomanie des cils a été retenu. On a convaincu le père de la nécessité de voir un psychiatre. La fille a consulté un psychiatre pendant quelques mois, mais elle n’a pas pu vaincre cette automutilation.
Figure 1

Fille en vue de face: noter la raréfaction des cils au niveau de l’œil gauche

Figure 2

Aspect normal des bords libres de l’œil droit en vue de profil

Figure 3

Cils raréfiés au niveau des bords libres de l’œil gauche en vue de profil

Fille en vue de face: noter la raréfaction des cils au niveau de l’œil gauche Aspect normal des bords libres de l’œil droit en vue de profil Cils raréfiés au niveau des bords libres de l’œil gauche en vue de profil

Discussion

La trichotillomanie est un trouble du comportement qui pousse à s'arracher les cheveux, mais aussi les sourcils, les cils ou tout autre poil [1]. Cette maladie fait partie des troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Elle se manifeste le plus souvent chez l'enfant et l'adolescent, particulièrement en période de stress. Il s'agit alors d'un simple tic, mais cette maladie d'origine psychologique peut perdurer à l'âge adulte. Selon les études, on estime qu’entre 1 et 2% de la population souffre de trichotillomanie [2]. 17 à 75% des trichotillomanes cachent leur trouble à leur entourage [3]. Souvent la trichotillomanie apparaît après un stress mais elle peut également commencer sans raison (arrachage automatique). La trichotillomanie est fortement associée à une image négative de soi et particulièrement de son corps, une anxiété et une frustration importante, de la dépression, une faible estime de soi. Les études n'ont pas encore montré de cause certaine. Des chercheurs ont identifié une mutation sur un gène chez des sujets atteints de trichotillomanie [4]. Le traitement de référence est la thérapie cognitive et comportementale (TTC) [5]. Celle-ci consiste via une approche toujours personnalisée à modifier progressivement les comportements et les réflexes. Malgré tout, ce trouble reste difficile à traiter. C’est pourquoi dans certains cas, des médicaments psychotropes (antidépresseurs, anxiolytiques, neuroleptiques…) sont encore prescrits mais en complément de la TTC.

Conclusion

Mieux comprendre cette maladie et connaître ses origines représentent des étapes importantes pour améliorer l’efficacité du traitement.

Conflits d’intérêts

Les auteurs ne déclarent aucun conflit d'intérêt.
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1.  SLITRK1 mutations in trichotillomania.

Authors:  S Zuchner; M L Cuccaro; K N Tran-Viet; H Cope; R R Krishnan; M A Pericak-Vance; H H Wright; A Ashley-Koch
Journal:  Mol Psychiatry       Date:  2006-10       Impact factor: 15.992

2.  Current posttraumatic stress disorder and history of trauma in trichotillomania.

Authors:  Beth S Gershuny; Nancy J Keuthen; Emily L Gentes; Amanda R Russo; Elizabeth C Emmott; Mariko Jameson; Darin D Dougherty; Rebecca Loh; Michael A Jenike
Journal:  J Clin Psychol       Date:  2006-12

3.  Group treatment for trichotillomania: behavior therapy versus supportive therapy.

Authors:  Gretchen J Diefenbach; David F Tolin; Scott Hannan; Nicholas Maltby; Johanna Crocetto
Journal:  Behav Ther       Date:  2006-07-27

4.  The effects of trichotillomania disclosure on peer perceptions and social acceptability.

Authors:  Brook A Marcks; Douglas W Woods; Jaime L Ridosko
Journal:  Body Image       Date:  2005-08-25

Review 5.  Trichotillomania.

Authors:  Giuseppe Hautmann; Jana Hercogova; Torello Lotti
Journal:  J Am Acad Dermatol       Date:  2002-06       Impact factor: 11.527

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1.  Isolated Eyebrow Alopecia: When the Dermoscope Makes the Diagnosis.

Authors:  Khadija Elboukhari; Hanane Baybay; Sara Elloudi; Zakia Douhi; Fatima Zahra Mernissi
Journal:  Skin Appendage Disord       Date:  2020-04-14

2.  Bilateral Trichotillomania of Eyelashes Triggered by Anxiety due to Nocturnal Enuresis: A Case Report.

Authors:  Shoko Ubukata; Tatsuya Mimura; Emiko Watanabe; Koichi Matsumoto; Makoto Kawashima; Kazuma Kitsu; Mai Nishio; Atsushi Mizota
Journal:  Case Rep Ophthalmol Med       Date:  2019-06-20
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